Israël, le Liban et les États-Unis ont signé un accord-cadre à Washington pour établir une paix durable, malgré la présence continue de l'armée israélienne jusqu'au désarmement du Hezbollah, soutenu par l'Iran.
« Nous nous réjouissons de cet accord qui pave la voie vers une vraie paix entre le Liban et Israël, avec l'appui des États-Unis », a déclaré Marco Rubio, secrétaire d'État américain, avant la signature officielle.
Cette initiative représente une première étape vers la restauration de la souveraineté libanaise, sans « occupation ni tutelle », comme l'a précisé le président libanais Joseph Aoun.
Cependant, cette annonce a suscité des réactions vives, notamment celle du député du Hezbollah, Hassan Fadlallah, qui avertit d'un risque accru de guerre civile si l'accord était mis en œuvre. Des manifestations ont éclaté à Beyrouth, avec des partisans du Hezbollah bloquant des routes en signe de protestation.
Le Liban et Israël avaient lancé leurs discussions en avril, une première depuis des décennies, et lors de cette cinquième session, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a révélé que l'armée libanaise serait autorisée à se déployer dans deux zones pilotes au sud, tout en précisant que le retrait israélien resterait conditionné au désarmement du Hezbollah.
Netanyahu a souligné que les habitants évacués des zones récemment occupées ne pourraient pas rentrer. « Aucun civil ni Hezbollah ne pénètrera cette région désignée pour la sécurité », a-t-il affirmé.
Marco Rubio a qualifié cet accord de « début du début », tout en reconnaissant les défis qui restent à surmonter. Il a également annoncé une aide humanitaire immédiate de 100 millions de dollars et un soutien de plus de 30 millions aux forces libanaises pour favoriser une paix durable.
La position du Hezbollah reste ferme : son chef Naïm Qassem appelle à un retrait inconditionnel des forces israéliennes. Depuis mars, les échanges de tirs entre le groupe pro-iranien et Israël se sont intensifiés, culminant en frappes aériennes israéliennes et en une occupation de zones libanaises censées assurer la sécurité des nordistes israéliens.
Bien qu'une trêve ait été annoncée, les hostilités se poursuivent, aggravées par les tensions géopolitiques liées à l'Iran, récemment renforcées grâce à un accord signé avec les États-Unis.







