Un attentat à la bombe survenu dans un café animé de Damas a fait neuf victimes jeudi, selon les dernières déclarations des autorités syriennes. Cet événement tragique survient alors que le pays tente de se remettre de plus d'une décennie de conflit.
Qualifiée d'attaque la plus violente depuis un attentat ayant frappé une église il y a un an, cette explosion n'a pas encore été revendiquée. L'incident a eu lieu dans un café situé près du Palais de justice, en plein cœur de la capitale, un quartier très fréquenté.
L'explosion a été causée par un engin explosif improvisé placée sur site. Le général des forces de sécurité intérieure, Mohammad Khit, a décrit la bombe comme pesant environ un kilogramme et contenant des éclats métalliques, lors d'une déclaration à la télévision d'État. Le ministère de l'Intérieur a confirmé que neuf personnes avaient perdu la vie et que vingt autres avaient été blessées.
Des témoins ont rapporté avoir vu des ambulances affluer vers la scène, alors que des cris de panique résonnaient dans les rues. Nawar Khayyat, un commerçant local, a décrit une scène chaotique : "J'ai entendu une détonation forte, et tout a tremblé chez moi. Les gens couraient vers le café cherchant à secourir ceux qui étaient touchés," a-t-il raconté à l'AFP.
Un autre témoin, Mohammad al-Dahabi, a partagé sa peur persistante : "En courant vers le café, j'ai vu des corps étendus sur le sol, entourés de sang. Cela m'a rappelé les violences durant la guerre civile de Damas," a-t-il déclaré, visiblement affecté par la scène.
Pour les enquêteurs, la tâche est de taille, alors qu'ils cherchent à identifier les responsables. Le ministère de l'Intérieur a indiqué que des experts analysaient les preuves sur place et scrutent les enregistrements vidéo des caméras de surveillance.
Maher Edelbi, le gouverneur de Damas, a promis des poursuites contre les coupables. "Lorsque le pays connaît un moment de tranquillité, il est troublé par des forces malveillantes," a-t-il souligné.
La Syrie, sous la direction du président Ahmad al-Chareh, a vu son conflit prendre fin après sa prise de pouvoir en décembre 2024. Depuis, le pays œuvre à se reconstruire et à raffermir son autorité sur un territoire désuni.
Claudio Cordone, envoyé spécial adjoint des Nations unies pour la Syrie, a condamné l'attentat, exprimant ses condoléances aux familles des disparus. A l'unisson, des institutions régionales, allant de l'Égypte à la Jordanie, ont dénoncé cette nouvelle violence.
Cet acte de terrorisme est le plus meurtrier à Damas depuis l'attaque de juin 2025 contre une église, qui avait fait 25 morts et été attribuée à des groupes extrémistes. Alors que le pays lutte pour retrouver la paix, des cellules dormantes de groupes jihadistes, comme l'État islamique, continuent de représenter une menace persistante.
Au cours des derniers mois, Damas a été le théâtre de plusieurs incidents violents, rappelant à tous qu'en dépit des apparences de normalité, la paix reste un défi délicat à atteindre.







