Washington (États-Unis) – Le département de la Santé américain, sous la direction de Robert Kennedy Jr., a annoncé une importante réforme des vaccinations pédiatriques, entraînant la suppression de certains vaccins essentiels pour les enfants en bonne santé. Six vaccins, dont ceux contre la grippe, l'hépatite A et B, et les méningocoques, ne seront désormais recommandés que pour les enfants présentant des risques spécifiques.
Cette galaxie de changements fait suite à une décision antérieure d’exclure le vaccin Covid-19 de la liste des vaccinations systématiques pour les enfants, un mouvement qui a provoqué des critiques dans le milieu médical. Le ministre Kennedy Jr. affirme que ce nouveau calendrier vise à aligner les recommandations américaines avec celles d'autres nations développées, tout en favorisant la transparence et la prise de décision éclairée.
Pourtant, des médecins, à l'instar de Sean O'Leary, pédiatre et spécialiste en maladies infectieuses, ont exprimé de vives inquiétudes quant à cette révision. "Le calendrier vaccinal américain est l'un des dispositifs les plus rigoureusement étudiés pour protéger nos enfants", a-t-il déclaré. O'Leary souligne que toute modification devrait être fondée sur des données probantes et non sur des comparaisons aux systèmes de santé étrangers qui présentent de nombreuses différences.
À l'international, des pays comme la France maintiennent des exigences strictes. Par exemple, le vaccin contre l'hépatite B est obligatoire pour les nourrissons, tout comme celui contre les méningocoques. La situation américaine contraste fortement avec ces politiques, d'autant plus qu'elle intervient à un moment où les taux de vaccination plongent, laissant craindre un retour de maladies que l'on croyait éradiquées, telle que la rougeole.
Les décisions continuellement révisées de l'administration interroge la communauté médicale, qui soupçonne une volonté délibérée de réduire l'accès aux vaccins. En décembre dernier, la FDA a annoncé enquêter sur de possibles décès liés aux vaccins Covid-19, malgré des preuves solides affirmant leur sécurité et leur efficacité, comme rapporté par France 24.
Face à un contexte pandémique déjà fragilisé, ces changements soulèvent des appels d'experts pour une approche plus prudente. Leur crainte est que cette restriction des vaccinations ne mène à une recrudescence de maladies contagieuses et potentiellement mortelles.







