Dans un contexte politique tendu, Delcy Rodríguez est devenue présidente par intérim du Venezuela, prenant la relève de Nicolas Maduro suite à sa capture. À 56 ans, elle est une fidèle du régime, ayant occupé plusieurs postes ministériels avant d'être nommée vice-présidente en 2018. Ce texte s'inspire d'une analyse approfondie des transformations politiques au Venezuela.
La présidente par intérim est déjà engagée dans des réunions de travail, entourée des principaux acteurs du régime. Dans une apparition récente sur la télévision publique, elle a présidé son premier Conseil des ministres sous le portrait de Maduro, qu'elle appelle à libérer. Delcy Rodríguez n'hésite pas à tendre la main aux États-Unis, déclarant : "Nous invitons le gouvernement américain à travailler ensemble sur un agenda de coopération basé sur le droit international".
Issu d’une famille ayant des racines révolutionnaires, elle a grandi dans un environnement politique engageant. Après avoir étudié le droit en France, Delcy Rodríguez a monté les échelons du pouvoir en jurant de protéger la Constitution et la patrie contre toute menace, affirmation qu'elle a répétée lors de son serment en tant que présidente de l'Assemblée constituante en 2017.
Une présidente face à des défis majeurs
En tant que présidente de l'Assemblée, puis en tant que ministre, Delcy Rodríguez a toujours été perçue comme "la tigresse" par Maduro, reflet de son engagement envers le régime. Les experts, dont Pascal Drouhaud, soulignent qu'elle et Cilia Flores, épouse de Maduro, demeurent des figures déterminées et prêtes à défendre le système en place. Thomas Posado, spécialiste de la civilisation latino-américaine, note qu'elle a été jugée pragmatique, particulièrement depuis sa nomination au ministère de l'Économie et du Pétrole en 2020. Cette fonctionnalité pourrait lui permettre de relancer l'économie du pays, en collaboration avec certaines élites économiques montantes, visant une stabilité politique nécessaire.
Cependant, son statut de présidente par intérim reste précaire. Donald Trump lui aurait déjà promis une revanche violente si ses intentions s'avéraient contraires aux intérêts américains. Sa position ne fait que renforcer l'incertitude qui plane sur l'avenir du Venezuela et de son régime.







