Ce mercredi, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a exprimé les intentions visibles des États-Unis concernant le Groenland, un territoire autonome danois. Selon des informations rapportées par Le Monde, Donald Trump envisagerait plusieurs options, y compris des actions militaires, pour acquérir cette vaste île arctique.
Barrot a souligné que l'Europe doit être prête à « riposter » aux intimidations des États-Unis. « Nous avons engagé un travail au Quai d'Orsay pour préparer une réponse collective, car agir seul serait moins efficace », a-t-il déclaré lors d'une interview sur France Inter.
Ce plan, qui sera dévoilé dans les jours à venir, sera discuté avec les principaux partenaires européens, notamment l'Allemagne et la Pologne. Les tensions récentes liées aux sanctions américaines contre des personnalités européennes, comme l'ancien commissaire Thierry Breton, renforcent l'urgente nécessité d'une réponse unie.
Une coopération renforcée en réponse aux provocations
« Face à cette intimidation, notre réponse doit être concertée », a insisté le ministre. Le trio formé par la France, l'Allemagne et la Pologne a pour objectif d'exercer une influence positive sur l'ensemble de l'Europe, selon Barrot.
En discutant avec Marco Rubio, secrétaire d'État américain, Barrot a reçu l'assurance que les États-Unis ne prévoient pas d'options militaires pour le Groenland. Cela semble apaiser les tensions, à condition que les États-Unis respectent les droits du Danemark et du Groenland. Rubio a notamment écarté des comparaisons avec les événements au Venezuela, où les États-Unis ont pris des mesures jugées agressives.
Le soutien européen au Groenland
Les pays européens n’ont pas tardé à afficher leur soutien au Groenland. Les dirigeants ont affirmé que toute décision concernant ce territoire revient exclusivement au Danemark et au Groenland, insistant sur le fait que le Danemark fait partie intégrante de l'OTAN avec les États-Unis, établissant ainsi un accord de défense mutuel. Cette déclaration reflète une solidarité croissante face aux pressions américaines.
Dans le climat actuel, où les rumeurs de projets d'acquisition américaine circulent, le Groenland et le gouvernement danois ont déjà appelé à des discussions afin de clarifier ces « malentendus », des discussions qui pourraient changer la dynamique des relations transatlantiques.







