Dans la soirée du 21 janvier, l'armée israélienne a annoncé avoir attaqué quatre postes-frontières situés entre la Syrie et le Liban, affirmant qu'ils étaient utilisés par le Hezbollah pour des opérations de « trafic d’armes ». Cette offensive survient après des frappes aériennes jérusalemites ayant déjà eu des conséquences tragiques dans le sud du Liban, comme l'a rapporté l’Agence France-Presse.
Malgré un cessez-le-feu établi en novembre 2024 à l'issue d'une guerre avec le mouvement chiite libanais, Israël continue de frapper régulièrement le territoire libanais. Ces actions visent à contrecarrer ce qu'Israël considère comme les efforts de réarmement de formations pro-iraniennes, un sujet discuté dans les médias locaux.
Plus tôt dans la journée, des cibles dans le sud du Liban ont également été touchées, selon l’Agence nationale d’information. L'aviation israélienne aurait par ailleurs détruit des infrastructures dans plusieurs villages, y compris Qanarit, Kfour, et Jarjouaa.
En amont de ces frappes, l'armée israélienne avait recommandé aux habitants des zones visées d'évacuer. Le porte-parole militaire, Avichay Adraee, a averti sur X (anciennement Twitter) : « Pour votre sécurité, vous devez évacuer immédiatement et vous éloigner d’au moins 300 mètres ».
Les attaques sur Qanarit ont été particulièrement violentes, faisant un total de 19 blessés, comme l’a rapporté le ministère de la Santé libanais. Des journalistes présents sur place ont également souffert de blessures légères, illustrant la gravité de la situation.
« Agressions »
Au même moment, deux frappes plus ciblées ont coûté la vie à deux personnes près de Saïda et de Tyr, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a déclaré que ces frappes visaient des membres du Hezbollah, accentuant les tensions déjà existantes.
En janvier, des responsables libanais avaient indiqué que des efforts pour désarmer le Hezbollah s'étaient intensifiés dans le sud kidnappeurs, notamment dans la zone entre la frontière israélienne et le fleuve Litani. L'armée libanaise a qualifié les frappes israéliennes « d’agressions continues », entravant ainsi la mise en œuvre de leurs plans de sécurité.
Israël considère que les démarches entreprises par le Liban pour désarmer le Hezbollah, bien qu’encourageantes, restent « loin d’être suffisantes » et continuent de suivre la situation de près.







