Une série de vidéos révèle que le tragique événement survenu le 24 janvier, lors duquel Alex Pretti, un résident de 37 ans de Minneapolis, a été abattu par des agents de la police de l'immigration (ICE), soulève de nombreuses questions. À l'instant où retentit le premier tir, la victime semble ne pas être armée. Quelles circonstances ont conduit à ce drame ?
A l’angle de Nicollet Avenue et de la 26e rue, des témoignages et vidéos montrent que l’ICE, malgré l’opposition des autorités locales démocrates, a interpellé Pretti dans le cadre d’une intervention décrite comme une « opération ciblée » contre un « étranger illégal », selon Gregory Bovino, commandant en chef de la police des frontières.
Des témoins affirment avoir vu Alex Pretti, filmant l'opération avec son téléphone, lorsqu’un agent de l'ICE lui aurait demandé de reculer. « Je ne l’ai pas vu chercher ou tenir une arme », témoigne un spectateur sous serment, apportant un éclairage crucial sur les événements ayant précédé le drame.
Tir mortel : des séquences troublantes
Diverses vidéos capturent le moment où Pretti s'efforce d’aider une femme au sol, montrant un comportement qui semble pacifique plutôt que menaçant. Au moment où il est maîtrisé, des coups de feu retentissent, laissant de nombreux spectateurs choqués. Selon Bellingcat, au moins dix balles ont été tirées alors qu’il était déjà au sol.
Après le tir, un témoin filme la scène, incrédule : « P..., qu’est-ce que vous avez fait ? » s'écrie une femme, tandis que les agents de l’ICE s'agenouillent autour du corps de Pretti. Une vidéo semble montrer un agent fouillant le corps, questionnant : « Où est le pistolet ? » avant d’admettre, « C’est moi qui l’ai », ajoutant à la confusion entourant les circonstances de la fusillade.
Les accusations et la version officielle
Alors que l'administration Trump a prétendu qu'Alex Pretti était armé et avait résisté violemment, des images contradictoires s'accumulent. Kristi Noem, secrétaire à la Sécurité intérieure, a qualifié Pretti d'agresseur, tandis que Stephen Miller l'a désigné comme un « assassin ». En réponse, les parents de Pretti dénoncent des « mensonges écœurants », affirmant que leur fils n'était pas armé au moment de l'incident.
Les contradictoires récits des événements, couplés à la publication de preuves vidéo, incitent les observateurs à remettre en question les méthodes et la transparence de l'ICE dans ce drame tragique.







