Minneapolis est en émoi. En dépit des températures glaciales, une foule nombreuse manifeste après que Alex Pretti, infirmier, a été tué par un agent de l'immigration. Ce drame survient à peine trois semaines après la mort d'une manifestante qui s'opposait également à l'ICE, soulignant un climat de tension croissant dans la ville.
Les enquêtes en cours
Le chef de la police de Minneapolis, Brian O’Hara, a informé CBS que les agents, initialement écartés des lieux, cherchent maintenant des témoins et des preuves. En effet, lors de la précédente intervention policière, la police locale n'avait pas été impliquée, laissant la place à des agences fédérales. Un juge du Minnesota a récemment ordonné que les preuves ne soient pas détruites.
Des opinions divergentes
Greg Bovino, un haut responsable de la police aux frontières (CBP), a déclaré sur CNN qu'Alex Pretti avait contribué au déraillage de la situation. Selon lui, il ne faut pas tirer de conclusions hâtives sans examiner toutes les preuves.
De son côté, Kash Patel, directeur du FBI, a affirmé que Pretti ne pouvait pas être considéré comme un manifestant pacifique, évoquant qu'il était armé. Cette déclaration contredit celle d'O'Hara, qui estime qu'une personne possédant un permis peut légalement participer à une manifestation armée.
Hommage et solidarité
Les citoyens se rassemblent près du site des tirs pour rendre hommage à Alex, allumant des bougies et déposant des fleurs. Ses parents ont exprimé leur douleur et leur indignation face à ce qu'ils qualifient de "mensonges" propagés par le gouvernement.
Barack Obama a également réagi à cette tragédie, la qualifiant de "déchirante", et a appelé à une mobilisation contre les injustices, affirmant que chaque citoyen doit se lever pour défendre les valeurs fondamentales américaines.
Appels à l'action
Le gouverneur du Minnesota, Tim Walz, a exprimé son désir de voir le président retirer les agents de l'ICE de l'État, mettant en avant la nécessité de préserver la paix et l'ordre public dans sa région.







