Gholamhossein Mohseni Ejeï a déclaré ce dimanche qu'aucune clémence ne sera accordée aux manifestants arrêtés. Il a inscrit son engagement dans une démarche de jurisprudence rigoureuse et rapide pour ceux déclarés coupables, affirmant que « la plus grande rigueur » sera appliquée dans l'examen des cas.
Le chef du pouvoir judiciaire a indiqué que les procès des >manifestants, qui ont participé aux récentes soulèvements contre le régime de la République islamique, se dérouleraient dans les meilleurs délais. Il a précisé que la population a le droit de réclamer une justice rapide pour ceux qu'il désigne comme « instigateurs des émeutes et des actes violents ».
« La justice implique de juger et de punir sans la moindre clémence les criminels qui ont pris les armes et tué des innocents, ou qui ont commis des actes de destruction », a-t-il ajouté, toujours selon l'agence Mizan, le porte-parole du pouvoir judiciaire.
Des milliers de personnes arrêtées
Des rapports d'organisations de défense des droits humains évoquent des milliers d'arrestations au cours de ce mouvement de contestation, qui aurait également causé des pertes humaines importantes. Selon plusieurs estimations, des dizaines de milliers de personnes pourraient être derrière les barreaux, témoignant de la répression intense qui a suivi ces manifestations.
Les médias d'État ont diffusé des vidéos montrant Ejeï interrogeant des manifestants, alimentant les inquiétudes des défenseurs des droits humains concernant la possibilité d'« aveux forcés ». Les ONG internationales, situées principalement à l'étranger, ont dénoncé une répression brutale, rendant difficile l'évaluation précise de la situation à cause de la coupure généralisée d'internet qui touche actuellement le pays.
Les témoignages d'interventions des forces de sécurité, indiquant un usage de balles réelles, se multiplient. Cependant, le colonel Mehdi Sharif Kazemi, commandant d'une unité spéciale de la police, a fermement déclaré que « la police n’a eu recours à aucune arme à feu » et a affirmé que seul l'usage de méthodes non létales était envisagé. Ces mesures incluent l'utilisation de canons à eau, de lanceurs de paintball, ainsi que des véhicules équipés de systèmes sonores afin de gérer les foules, comme rapporté par l'agence Mehr.







