L'Iran a récemment affirmé son intention de ne pas se plier aux exigences des États-Unis. Le chef de la diplomatie iranienne a réitéré, le 8 février, que Téhéran ne renoncera pas à son programme d'enrichissement d'uranium. Cette position soulève des doutes quant à la sincérité des États-Unis dans leurs efforts de négociation.
Malgré des risques notables, les Iraniens continuent de faire entendre leur voix contre le régime. Dans les rues de Téhéran, des cris de révolte retentissent, exprimant un désir de changement. Des manifestants lancent des slogans tels que "Mort au dictateur, mort à Khamenei le tueur". De plus, à Mashad, une importante ville iranienne, des étudiants prennent position, affirmant : "Nous sommes prêts à mourir, nous refusons l'humiliation." Même face à la menace d'arrestation, ils transforment un hommage à une camarade décédée lors de la répression en une véritable marche de protestation. Une étudiante a déclaré qu'ils observeront une grève tant que leurs camarades menacés de peine de mort ne seront pas relâchés.
L'Iran doute de la volonté de négocier des États-Unis
La colère populaire ne faiblit pas, et les murs de nombreuses villes s'ornent de messages de défi. Un anonymat militant demande aux États-Unis d'agir : "Agissez maintenant, les Iraniens ont besoin d'aide". Cependant, le régime ne semble pas vouloir discuter de la situation de sa population lors des pourparlers entamés à Oman. Les discussions entre les deux parties ont permis une reprise du dialogue, mais la situation s'est compliquée après que les émissaires de Donald Trump, Steve Witkoff et Jared Kushner, se soient rendus à bord du porte-avions Abraham Lincoln, déployé au large des côtes iraniennes. Ce geste a été interprété par Téhéran comme une provocation.
Abbas Araghchi, le ministre des Affaires étrangères iranien, a réagi en réaffirmant les positions de son pays concernant le nucléaire, déclarant : "Même en cas de guerre, l'Iran ne renoncera pas à l'enrichissement de son uranium". À présent, l'Iran demeure méfiant quant à l'engagement des États-Unis, aucune nouvelle réunion n'ayant été fixée, laissant planer un sentiment d'incertitude sur l'issue des négociations.







