Fin 2025, l'opposition vénézuélienne avait choisi de boycotter les élections législatives, un acte de défi face à un gouvernement contesté. Un an auparavant, plus de 2 400 personnes avaient été arrêtées, et 28 avaient perdu la vie au cours de manifestations violentes consécutives à l'élection présidentielle controversée de Nicolas Maduro.
Dans un entretien diffusé le 12 février sur NBC, la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, a assuré son engagement à organiser des élections libres, dans un contexte de pression croissante de la part des États-Unis, un mois après l'enlèvement de Maduro par des forces américaines.
Interrogée sur la possibilité de tenir des élections « libres et équitables », Rodriguez a affirmé : « oui, absolument ». Elle a précisé que cela signifie bâtir un Venezuela où « la justice préside », mais également sans sanctions externes, ou intimidations internationales.
Rappelons que lors des élections législatives de 2025, l'opposition avait boudé le scrutin, dénonçant une fraude. Les résultats des élections précédentes n'ont jamais été publiés en détail par le Conseil national électoral (CNE), qui a affirmé avoir subi une cyberattaque pendant cette période.
Report de l’adoption de la loi d’amnistie générale
La situation s'est complexifiée jeudi, lorsque l'Assemblée nationale a décidé de reporter l'adoption d'une loi d'amnistie générale, prévue pour libérer de nombreux prisonniers politiques. Jorge Arreaza, président de la commission responsable de la loi, a déclaré qu'il s'agissait d'une mesure visant à maintenir « un climat de consensus » nécessaire.
Cette décision a suscité des réactions de la part de familles de détenus, qui ont protesté en s’enchaînant devant la prison de Zona 7 à Caracas, témoignage visible de la tension sociale actuelle.
Des milliers de vénézuéliens ont également manifesté en faveur d’une amnistie ce matin, avec des slogans exprimant leur espoir pour une libération prochaine des prisonniers politiques. Parmi eux, Maria Corina Machado, figure de l'opposition et prix Nobel de la paix, a exprimé son soutien via les réseaux sociaux, clamant que « le Venezuela sera libre ! »
Delcy Rodriguez continue de naviguer dans les eaux tumultueuses de la politique vénézuélienne, ayant récemment réalisé une visite de sites pétroliers en compagnie du ministre de l'Énergie américain, Chris Wright. Malgré son ascension au pouvoir, elle demeure sous une lourde pression internationale.







