Face à une indignation croissante concernant les actions de la police de l'immigration, l'administration de Donald Trump modifie sa stratégie à Minneapolis. Le président a connu des pressions fortes pour adopter une « approche plus délicate », suite à la mort tragique de deux citoyens américains lors d'opérations des agents fédéraux.
D'après Tom Homan, l'émissaire de Trump, « J'ai recommandé que cette opération de l'ICE dans cette ville du nord des Etats-Unis prenne fin », un revirement qui semble s'opérer après deux mois de tensions intense. Il a également souligné que « la réduction significative des effectifs policiers » commence dès cette semaine.
Des agents fédéraux masqués et une résistance populaire
Depuis décembre dernier, des milliers de policiers fédéraux sont présents à Minneapolis, souvent masqués, réalisant des arrestations qui ont provoqué une forte réaction des habitants. Cette ville, bastion démocrate, s'est vue au cœur des contestations pour ses politiques migratoires jugées répressives.
À la suite des annonces de Homan, le maire démocrate Jacob Frey a exprimé son « espoir », tandis que le gouverneur du Minnesota, Tim Walz, s'est montré « prudemment optimiste ». Ces déclarations traduisent le désir d'apaisement dans une atmosphère déjà chargée par la violence.Ouest-France
Critiques grandissantes et appel à l'action
Le mouvement de contestation s'est intensifié après les décès de Renee Good, 37 ans, et d'Alex Pretti, un infirmier du même âge, tués par des agents en pleine rue. Leur mort a provoqué une indignation nationale, tant chez les démocrates que chez certains responsables républicains. Barack Obama a appelé à la vigilance pour protéger les valeurs américaines face à ce qu'il a qualifié « d'attaques ». Ces événements soulignent la nécessité d'un dialogue rénové sur les politiques d'immigration.
Malgré la réduction des effectifs de l'ICE, Homan a déclaré qu'il resterait sur place pour superviser la transition et s'assurer que les tensions diminuent. Cependant, les questions persistent quant à l'avenir des opérations anti-immigration et à la sécurité des communautés concernées. Les villes de Los Angeles et Chicago semblent également être sur des listes potentielles d'interventions similaires, alors que la nécessité de réformer la législation migratoire devient de plus en plus pressante.







