Interrogée par la chaîne NBC concernant son engagement à organiser des élections « libres et équitables », Delcy Rodriguez, la présidente par intérim du Venezuela, a répondu sans ambages : « oui, absolument ». Cette déclaration fait suite à la capture de Nicolas Maduro par les États-Unis début janvier.
Lors de cet entretien diffusé récemment, Rodriguez a réaffirmé son intention de faciliter des élections dans un pays sous le poids de sanctions internationales : « Organiser des élections libres et équitables signifie construire un pays où prévaut la justice. C’est également essentiel de le faire sans les pressions externes et le harcèlement médiatique ». Elle a ajouté que les élections ne devraient pas être menacées par des sanctions, soulignant l'importance d'un environnement impartial pour le processus électoral.
Il convient de noter que l'opposition avait précédemment boycotté les élections législatives de 2025, aggravant les tensions politiques. Un an auparavant, près de 2 400 manifestants avaient été arrêtés et 28 d'entre eux tués suite à une violente répression après l'élection présidentielle contestée de Maduro. Des membres de l'opposition continuent de revendiquer la victoire, soutenant que des fraudes ont eu lieu, avec des preuves documentées des bureaux de vote.
Rodriguez sous pression américaine
Le Conseil national électoral (CNE), souvent accusé de servir les intérêts du pouvoir, n'a jamais fourni des résultats transparents, justifiant cela par une prétendue cyberattaque. Dans un contexte où des milliers de vénézuéliens ont manifesté lors de la première grande mobilisation d'opposition depuis la chute de Maduro, l'Assemblée nationale a commencé à débattre d'une loi d’amnistie générale, visant à libérer de nombreux prisonniers politiques.
La présidente par intérim, Delcy Rodriguez, a repris les rênes du pays dans un climat de forte pression américaine, après l'arrestation de Maduro lors d'une opération militaire. Elle a effectué une visite sur des sites pétroliers au Venezuela, en compagnie du ministre américain de l'Énergie, Chris Wright, témoignant des enjeux économiques interconnectés entre les deux nations.







