La situation à Gaza s'est intensifiée dans la nuit du 15 février, alors que des frappes israéliennes ont provoqué la mort de 12 personnes, selon la Défense civile de l'enclave palestinienne. Malgré la présence d'un cessez-le-feu déjà fragile en place entre Israël et le Hamas depuis le 10 octobre dernier, l'armée israélienne a affirmé avoir agi en réponse à une "violation flagrante" de la trêve.
En effet, une des frappes a touché une tente abritant des déplacés à Jabalia, causant la mort de cinq personnes. Une autre attaque a également coûté la vie à cinq individus à Khan Younès, alors que les hôpitaux de la région s'organisent pour accueillir les blessés et les victimes, selon des rapports de l'AFP.
"Israël ne comprend pas ce qu'est un cessez-le-feu ou une trêve. Nous vivons sous une trêve depuis des mois, mais ils nous frappent, ils disent une chose et en font une autre", a déclaré Ossama Abu Askar, un résident de Gaza.
Des dizaines de Palestiniens se sont rassemblés à l'hôpital Nasser pour faire leurs adieux à leurs proches, dont les corps étaient enveloppés dans des linceuls. Ce climat de tension est accentué par la déclaration de l'armée israélienne qui a affirmé avoir ciblé des "terroristes armés" se cachant dans des décombres à proximité de soldats israéliens. Hazem Qassem, porte-parole du Hamas, a également dénoncé ces frappes comme une grave violation du cessez-le-feu, affirmant que "viser des déplacés est inacceptable".
Cette escalade des violences intervient alors que les États-Unis ont annoncé une nouvelle phase de leur plan de paix pour Gaza, qui viserait à un retrait israélien progressif et au désarmement du Hamas. Malgré cela, le mouvement islamiste, au pouvoir depuis 2007, refuse catégoriquement de se conformer aux conditions imposées par Israël.
Les conséquences des frappes annoncées pourraient être encore plus dramatiques, puisque le ministère de la Santé de Gaza, sous contrôle du Hamas, a rapporté que 601 Palestiniens ont été tués depuis le début de la trêve, un bilan que l'ONU juge fiable. L'armée israélienne a de son côté signalé que quatre soldats avaient trouvé la mort dans des incidents similaires.
La complexité de cette situation, combinée aux restrictions médiatiques, rend difficile l'accès à une vérification indépendante des faits. Cependant, la tension semble persister, avec des accusations d'violations quotidiennes de la trêve de part et d'autre, ce qui laisse présager une aggravation de la situation humanitaire.







