Des informations provenant du gouvernement de Keir Starmer indiquent une volonté d'explorer les options législatives pour retirer le prince Andrew, déchu, de l'ordre de succession au trône. Cette décision survient après son arrestation surprise liée à l'affaire Epstein, confirmant ainsi son statut de paria au sein de la famille royale.
Suite à cette interpellation, qui a plongé la monarchie dans une crise sans précédent, le gouvernement britannique a décidé de rompre le silence. Une source haut placée a révélé que la possibilité d'une législation pour exclure Andrew de la succession royale est à l'étude, où il se classe actuellement en huitième position, juste derrière la fille du prince Harry, la princesse Lilibet.
Un long processus
Il est prévu que tout projet de loi soit examiné une fois l'enquête policière sur Andrew Mountbatten-Windsor achevée. Un sondage YouGov publié récemment montre que 82 % des Britanniques soutiennent une telle mesure. Néanmoins, selon le professeur Robert Hazell, spécialiste du droit constitutionnel, l'application de cette loi nécessitera l'approbation non seulement du Royaume-Uni mais aussi des 14 autres nations du Commonwealth où Charles III est chef d'État, ce qui pourrait prolonger considérablement le processus.
Cette arrestation a également ravivé le débat sur l'avenir de la monarchie dans des pays comme l'Australie, bien que le Premier ministre Anthony Albanese, favorable à une république, ait écarté l'idée d'un référendum pour destituer le monarque.
Des perquisitions qui durent
Andrew, âgé de 66 ans, a été interrogé par la police au sujet de manquements présumés pendant ses fonctions officielles, notamment des soupçons de transmission d'informations sensibles à Jeffrey Epstein. Bien qu'il soit rentré chez lui à Sandringham après quelques heures de garde à vue, des forces de police ont continué de perquisitionner Royal Lodge, sa résidence de Windsor, pour la deuxième journée consécutive.
Vers des enquêtes sur des faits de trafic sexuel ?
Les enquêteurs londonien contactent aussi d'anciens agents de protection d'Andrew afin de réexaminer tout élément qui pourrait éclairer l'affaire. Des e-mails ayant suggéré des communications entre Andrew et Epstein sont également sous-évaluation, sans oublier d'autres allégations concernant des pratiques de traite d'êtres humains et d'exploitation sexuelle, bien que le prince nie toute faute.
Après son interrogatoire, Andrew a été photographié, visiblement troublé, quittant un commissariat près de son domicile. Le roi Charles III a exprimé sa "plus profonde inquiétude" suite à ces événements, affirmant que la justice doit suivre son cours. En octobre, il avait déjà déchu Andrew de ses titres royaux suite à des révélations sur ses relations avec Epstein.







