La nuit du 20 février 2026, le village de Dutse Dan Ajiya, situé dans l'État de Zamfara au nord-ouest du Nigéria, a été le théâtre d'une attaque tragique qui a coûté la vie à au moins 38 personnes, selon des déclarations faites par la police et des responsables locaux à l'agence France-Presse (AFP) samedi 21 février.
Cette région, comme d'autres parties du nord du pays, souffre d'une insécurité croissante due à des groupes armés, souvent appelés colloquialement "bandits". Ces derniers mènent des pillages, des enlèvements et sèment la terreur parmi les populations locales. La menace jihadiste, avec des affiliations comme celle de Boko Haram, complique encore la situation sécuritaire en étendant leur influence vers le sud du pays, exacerbant ainsi les dangers auxquels sont confrontés les Nigérians.
Le porte-parole de la police de Zamfara, Yazid Abubakar, a déclaré : "À l’heure actuelle, la situation est un peu plus calme, les patrouilles policières continuent dans la région pour tenter de restaurer la sécurité." Cependant, les autorités et les habitants craignent que ces mesures ne soient pas suffisantes pour freiner la spirale de la violence.
Les experts soulignent que ces attaques sont révélatrices d'un problème plus vaste de gouvernance et de manque de ressources dans la région. Aminata Sow, analyste politique au sein d'une ONG locale, a déclaré : "Sans un investissement sérieux dans la sécurité, la justice et le développement économique, ces drames continueront à se reproduire."
Ce nouvel incident tragique a vu la lumière sur l'impuissance persistante des autorités face à une insécurité galopante qui affecte lourdement la vie quotidienne des Nigérians.







