Deux associations de soutien aux populations palestiniennes font l'objet d'une attention particulière de la justice. Les cinq personnes concernées ont été mises en examen pour des accusations graves, notamment celle de transférer des fonds au Hamas, reconnu comme une organisation terroriste, selon le parquet national antiterroriste (Pnat).
Les individus mis en cause ont été placés sous contrôle judiciaire après leur mise en examen. Ils faisaient face à des accusations de "financement d'une entreprise terroriste", ainsi que d'autres infractions liées à des abus de confiance, selon des sources judiciaires, confirmées par Le Figaro.
Ces mises en examen font suite à des perquisitions réalisées le lundi précédent aux bureaux et domiciles de plusieurs membres, actuels ou anciens, de ces deux associations. Deux locaux situés à Paris et à La Courneuve ont également été témoins de saisies par l'Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués (Agrasc).
Les investigations ont été déclenchées par une enquête ouverte en novembre 2023, portée par la section antiterroriste de la brigade criminelle de la préfecture de police, ainsi que par des partenaires comme la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et l'Office central pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF). Les associations en question, dont l’objectif est de fournir un soutien aux populations palestiniennes dans divers camps de réfugiés, sont suspectées d'avoir détourné des fonds vers le Hamas sous couvert d'aide humanitaire.
Lors des premières perquisitions, qui ont eu lieu fin janvier 2024, des matériels informatiques et des documents comptables détaillant les fonds transférés à diverses associations en France et à l'étranger ont été saisis. Environ 40 millions d'euros, notamment en liquides et sur des comptes bancaires, ont été confisqués au siège d'Humani'Terre, renseignent les autorités.
Les investigations sont toujours en cours sous la supervision de magistrats spécialisés. Sur son site, l'association Humani'Terre a annoncé la suspension de sa collecte de fonds, citant des "événements récents" qui impactent ses opérations ainsi que de nombreux obstacles administratifs.







