Les inondations provoquées par des pluies abondantes mettent en péril la production de nombreux fruits et légumes.
Des champs submergés sur plusieurs départements révèlent l'ampleur des dégâts causés par les intempéries de janvier et février 2026. Des régions comme la Loire-Atlantique, le Maine-et-Loire et la Charente-Maritime demeurent en vigilance rouge en ce moment.
Les répercussions sur les cultures sont alarmantes. Dans le Lot-et-Garonne, la Chambre d'agriculture a signalé que près de 20 % des exploitations, soit 1 000 sur 5 000, sont touchées, affectant ainsi la production de fraises et de noisettes. Dans le Maine-et-Loire, la situation est tout aussi préoccupante, avec des descriptions de “submersions de parcelles” et de “pertes de cultures” rapportées par la Chambre d’agriculture locale, selon Ouest-France.
L'agroclimatologue Serge Zaka, cité par 20 Minutes, estime que les effets se feront sentir à long terme. Il prédit qu'il faudra parfois plusieurs mois, voire des années, pour retrouver la fertilité des sols et permettre aux cultures de renaître.
Les fruits et légumes en danger
Les variétés les plus affectées incluent les poireaux, les salades et les choux-fleurs. Les noisetiers et les abricotiers se trouvent également en grand danger. D'après Zaka, ces arbres n'ont que peu de temps pour survivre aux inondations. “Au-delà de deux jours d'immersion, le risque de mortalité est réel”, ajoute-t-il.
Les retards de croissance sur des cultures comme les fraises et les kiwis sont également à prévoir ; toutefois, il sera nécessaire d’attendre la reprise végétative pour évaluer pleinement l'impact.
Un impact sur les prix ?
Les experts s'accordent à dire que la pénurie potentielle de certains fruits et légumes ne peut pas être évaluée immédiatement. Sylvie Delaurier-Zanuttigh, présidente de l’association des fruits et légumes du Lot-et-Garonne, souligne qu' “il est crucial d'attendre que les eaux se retirent pour effectuer un bilan précis des dégâts”, selon RMC Conso.
En conséquence, une hausse des prix guette le consommateur. Cependant, Marc Kerangueven, président de la Sica, coopérative légumière de Saint-Pol-de-Léon, précise : “Nous ne pouvons pas dire avec certitude à quel point les prix vont évoluer. Il y a encore beaucoup d'incertitudes dans le paysage.”







