Ces derniers jours, Donald Trump a oscillé entre promesses de négociations et préparation d'une opération militaire secrète en collaboration avec Benyamin Netanyahou. Les observateurs ont noté une attention particulière portée aux livraisons de nourriture à la Maison-Blanche, souvent annonciatrices d'activités militaires à venir.
Vendredi, Trump a fait un détour par un restaurant Whataburger au Texas, s'exclamant : « Hamburgers pour tout le monde ! » avant de s'envoler vers Mar-a-Lago. Moins de dix heures plus tard, il a annoncé une opération militaire « majeure » contre l'Iran, affirmant qu'après des semaines d'incertitudes, l'heure de l'action était venue.
Son agenda de week-end en Floride, comprenant des activités golfiques et un dîner de levée de fonds, semblait apaiser les tensions. Dans le même temps, le département d'État annonçait une visite de Marco Rubio en Israël, une décision qui contredisait l'idée d'une offensive imminente. Pourtant, samedi matin, le plan intitulé « Epic Fury » ou « Lion rugissant » a pris forme, visant à renverser le régime des mollahs.
200 avions de combat israéliens pour 500 cibles
Dans une opération qualifiée par l'armée israélienne comme le « plus grand raid aérien » de son histoire, près de 200 avions de combat ont frappé des installations militaires iraniennes, ciblant environ 500 points d'impact. « Ces frappes visent à détruire les capacités militaires du régime iranien », a déclaré l'armée israélienne dans un communiqué.
Les forces américaines, quant à elles, ont déployé des innovations technologiques recensées lors du conflit entre l'Ukraine et la Russie. Selon le Commandement central américain, la Task Force Scorpion Strike a mobilisé des drones d'attaque à usage unique pour la première fois, marquant un tournant dans l'approche militaire.
L'ayatollah Ali Khamenei fut l'une des cibles principales. Alors que Benyamin Netanyahou évoquait de « nombreux signes » de la mort du guide suprême iranien, Trump a confirmé cette information sur Truth Social, suscitant un vif intérêt. Les médias israéliens rapportent que Khamenei a été éliminé par une frappe sur son complexe.
Khamenei, Shamkhani et Pakpour tués
Des reportages de la chaîne KAN indiquent que des responsables israéliens ont été informés de la mort de Khamenei, dont le corps aurait été extrait des décombres. Amit Segal, un journaliste israélien influent, a indiqué que la cible avait été frappée avec une trentaine de bombes. « Khamenei se trouvait probablement dans un abri, mais le complexe a été atteint », a-t-il précisé.
Au total, sept hauts fonctionnaires iraniens auraient été « éliminés » lors de cette opération. Parmi eux, Ali Shamkhani et Mohammad Pakpour. Pour l’heure, Téhéran n'a pas confirmé ces pertes. Les États-Unis et Israël affirment que les frappes se poursuivront sans relâche, promettant une intensification de l'opération, qui pourrait redessiner la carte du Moyen-Orient.







