Dans une rue de João Pessoa, capitale de l'État de Paraíba, la découverte d'une valise abandonnée a attiré l'attention des passants. À l'intérieur, les restes humains calcinés. Bien que les faits aient eu lieu début mars, l'affaire n'a pris son ampleur médiatique qu'après l'identification de la victime.
Chantal Étiennette, résidente au Brésil depuis plusieurs années, a été tragiquement tuée le 8 mars dans son appartement dans un quartier aisé. Selon le commissaire Thiago Cavalcanti, rapporté par CNN Brasil, les résultats préliminaires de l’autopsie indiquent que la mort serait survenue suite à des blessures au thorax causées par un objet contondant, probablement un couteau. "Nous ne savons pas encore si ce crime a été prémédité", a-t-il précisé.
Un compagnon sous suspicion...
Rapidement, les soupçons se sont orientés vers son compagnon, un homme de 59 ans, capté par les caméras de surveillance alors qu’il quittait le bâtiment avec une valise imposante. Deux jours après le meurtre, il aurait déposé le corps et, selon les informations collectées par la police, il a été vu transportant la valise dans la ville avant de l'abandonner après qu'une roulette ait cassé. Plus tard, il est revenu à vélo, portant un bidon d'alcool et aurait payé un sans-abri, comme l'a rapporté ClickPB, pour incendier la valise, ce qui a suscité l'alarme parmi les habitants.
Une relation complexe se profile. Le commissaire Cavalcanti a expliqué que le suspect vivait dans la rue avant de rencontrer Chantal, avec qui il a cohabité pendant la pandémie. Cependant, sa consommation récente de drogues a lourdement détérioré leur relation.
... et un décès inattendu
Le 12 mars, juste avant l'introduction d'un mandat d'arrêt à son encontre, le principal suspect a été découvert mort, égorgé. Des enquêtes suggèrent que cela pourrait être une exécution orchestrée par une organisation criminelle en réponse à son implication dans ce meurtre, comme le rapporte CNN Brasil.
Alors que la police cherche toujours le sans-abri suspecté d'avoir incendié la valise, les autorités brésiliennes ont également contacté la France pour tenter d'établir le contact avec d'éventuels membres de la famille de la victime.
À João Pessoa, cette tragédie continue de susciter l’émoi, alors que les enquêteurs s’efforcent de rassembler les éléments et de retracer le fil de cette affaire complexe.







