Le dernier incident au sein de l'usine d'Aluminium Bahrain (Alba) a suscité des inquiétudes quant à la sécurité dans la région. Dans un contexte déjà tendu, une attaque ciblée sur l'installation a blessé deux employés, provoquant des réactions à l’échelle mondiale.
Selon un communiqué publié par le groupe bahreïni et relayé par l'agence officielle BNA, l'Iran a revendiqué cette attaque visant l'une des plus grandes fonderies d’aluminium au monde. Le groupe a aussi confirmé que les blessés souffraient de blessures mineures et évalue actuellement l'étendue des dégâts subis par ses installations.
Les Gardiens de la Révolution, la force militaire d'élite de l'Iran, ont déclaré avoir mené cette attaque « à l'aide de missiles et de drones », ciblant également une usine aux Émirats arabes unis. Selon eux, ces deux usines, grâce à leurs liens avec des entreprises américaines, soutiennent l'appareil militaire des États-Unis, ce qui accroît les tensions.
Dans un communiqué, le ministère de la Défense des Émirats a rapporté des préoccupations similaires, notant une montée des attaques par drones et missiles dans la région. Le 15 mars, la société Alba avait déjà annoncé une réduction de 19 % de sa capacité de production, précisant que cette décision résultait de « perturbations dans l'approvisionnement et le transit affectant le détroit d'Ormuz », bloqué par l'Iran en raison des conflits durables au Moyen-Orient.
Cette situation soulève inexorablement des craintes quant aux répercussions sur la production d'aluminium dans la région, ainsi que sur l'approvisionnement des marchés internationaux. Les experts en sécurité soulignent que de telles actions peuvent avoir des conséquences à long terme sur les relations économiques et diplomatiques dans le Golfe, ce qui pourrait également exacerber les conflits déjà en cours.







