Donald Trump a intensifié la pression sur l’Iran ce lundi en jugeant "très improbable" une prolongation de la trêve qui expire mercredi. En réponse, le président du Parlement iranien a averti que Téhéran ne céderait pas à la menace. Cette situation délicate laisse place à des incertitudes concernant la participation de l’Iran aux pourparlers prévus à Islamabad mardi, selon la BBC.
Un climat d'incertitude a persisté ce lundi 21 avril quant à la tenue des discussions visant à mettre fin aux conflits au Moyen-Orient. Dans un entretien à Bloomberg, Trump a précisé que le cessez-le-feu expirait "mercredi soir, heure de Washington" et a jugé "très improbable" son extension. Les revendications américaines doivent être satisfaites avant l'échéance de la trêve, sous peine de voir "beaucoup de bombes exploser", a-t-il également menacé lors d'une interview avec PBS, faisant écho à des déclarations antérieures où il avait évoqué la destruction possible d'une "civilisation entière" en Iran.
"Nous ne négocierons pas sous la menace et, durant les deux dernières semaines, nous avons préparé de nouvelles cartes à jouer sur le terrain", a rétorqué Mohammad Bagher Ghalibaf sur X.
Malgré ces tensions, le vice-président américain J.D. Vance est attendu à Islamabad mardi pour des pourparlers avec l’Iran, médiés par le Pakistan, comme l'indique le Washington Post.
La participation de l’Iran toujours incertaine
Toutefois, "l’incertitude demeure quant à la participation de l’Iran aux négociations", déclarait Al-Monitor. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmail Baghaei, a affirmé lundi que Téhéran n’avait pas prévu de discuter, tout en soulignant qu’aucune décision définitive n’avait été adoptée.
Malgré cela, plusieurs sources ont indiqué à des médias américains qu'une délégation iranienne pourrait finalement se rendre à Islamabad pour participer aux négociations.
Selon le Wall Street Journal, bien que Téhéran n'ait pas confirmé sa participation publiquement, il a signifié aux médiateurs régionaux son intention d'envoyer une équipe.
"La Maison-Blanche a passé lundi à attendre un signe de Téhéran concernant l'envoi de sa délégation", raconte Axios. Une source proche a révélé que l'Iran hésitait, probablement sous la pression des Gardiens de la Révolution, prônant une position plus rigoureuse : pas de discussions sans levée du blocus américain. Les médiateurs pakistanais, égyptiens et turcs ont encouragé Téhéran à participer aux négociations, et l’équipe iranienne attendait le feu vert de l'autorité suprême, qui a finalement été donné lundi soir.







