Dominique de Villepin, ancien ministre des Affaires étrangères, se retrouve au centre d'une tempête médiatique après avoir été accusé d'avoir reçu deux statuettes pour une valeur totale de 125 000 euros. Selon son entourage, il aurait décidé de les remettre au ministère.
Cette polémique pourrait-elle éclipser celle subie par François Fillon il y a presque une décennie ? Le 4 mai, Villepin a adressé les statuettes au ministère des Affaires étrangères, déclarant que la valeur annoncée était erronée, comme le rapportent nos confrères de Libération.
C’est Robert Bourgi, lobbyiste, qui aurait agi comme intermédiaire pour offrir ces œuvres de Napoléon. Selon Bourgi, les statuettes auraient été financées par Blaise Compaoré, alors président du Burkina Faso, et Gian Angelo Perrucci, un homme d'affaires italien. Cependant, l’entourage de Villepin avance que la véritable valeur des statuettes est « quatre à cinq fois inférieure » à celle mentionnée dans l'émission de France 2 « Complément d’enquête ». Les expertises lancées estiment leur valeur entre 18.000 et 12.000 euros, bien loin des accusations initiales.
Une remise au Quai d’Orsay chargée de symboles
Selon des sources proches de l'ancien ministre, Dominique de Villepin aurait été dans l'ignorance de l'origine des statuettes, croyant qu'elles lui avaient été offertes par Bourgi. Ce dernier est maintenant accusé d'utiliser cette affaire pour régler des comptes politiques, surtout dans un contexte où Nicolas Sarkozy fait face à de nouveaux problèmes judiciaires. Ce n'est pas sans rappeler le rôle de Bourgi dans les révélations ayant conduit à la chute politique de François Fillon, bien qu'il dénie tout lien direct avec Sarkozy dans cette affaire.







