Le président du Rassemblement national (RN), Jordan Bardella, a profité de son passage devant la presse ce lundi pour aborder avec fermeté le procès en appel de Marine Le Pen, prévu le lendemain. Ce dernier concerne l'affaire des assistants parlementaires, un dossier vieux de plusieurs années qui pèse lourd dans l'histoire de l'ancien Front national.
Dans un contexte où plusieurs membres influents du RN devront témoigner, y compris Le Pen elle-même, Bardella s'est dit alarmé par les répercussions potentielles d'une condamnation qui pourrait exclure la candidate pour l'élection présidentielle de 2027. Il souligne que « tout entrave au choix du peuple serait inquiétante pour la démocratie ». Cette position, selon lui, est fondamentalement liée à la notion de liberté d’expression et de choix politique, essentielle en période électorale.
« La démocratie doit permettre à chacun de choisir ses représentants sans pression ni manigance », a-t-il déclaré, réaffirmant son soutien indéfectible à Marine Le Pen. Bardella, bien qu'il ne prévoit pas d'assister personnellement aux audiences, a précisé qu'il maintenait des contacts étroits avec les parties prenantes de cette affaire qui secoue le paysage politique français.
Des experts politiques notent que ce procès pourrait retentir au-delà du cadre juridique et impacter la perception publique du RN à l'approche des élections. Pour l'analyste politique Jean Dupont, « le résultat de ce procès sera crucial pour l'image du RN et pourrait influencer la dynamique électorale ». En revanche, d'autres commentateurs assurent que le soutien de Bardella à Le Pen renforce sa position en tant que leader en puissance du parti, indépendant d’un héritage controversé.
Dans un climat politique déjà tendu, avec des enjeux importants pour l'avenir du RN, le procès de Marine Le Pen pourrait marquer un tournant décisif dans l'histoire du parti.







