Le maire de Marseille, Benoît Payan, a lancé un avertissement urgent concernant la diminution alarmante des effectifs de police nationale dans sa ville.
Dans une interview accordée à franceinfo, il a exprimé son indignation face à la situation actuelle : "Quarante policiers nationaux, ça ne remet pas en question l’efficacité de la sécurité?" a-t-il déclaré. Il a mis en lumière le fait que, durant une nuit récente, seulement douze véhicules de police nationale étaient visibles dans les rues de Marseille.
Benoît Payan a formulé un appel pressant pour un soutien accru de l'État : "J'ai besoin de l'État à Marseille". Tout en se félicitant d'avoir doublé le nombre de policiers municipaux, portant leur effectif à 800 منذ le début de son mandat, il a souligné que la police municipale ne peut pas remplacer la police nationale. "La police municipale est essentielle, mais elle ne peut compenser les lacunes de la police nationale", a-t-il insisté.
Gérald Darmanin a tenu sa promesse, mais la situation reste préoccupante
Le maire de Marseille a également félicité Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur, pour avoir augmenté le nombre de policiers dans la ville de 100 agents supplémentaires. Cependant, il a déploré que les efforts aient stagné par la suite, indiquant qu'un manque de volonté politique persiste. "Ce qui relèverait des compétences de l'État doit rester sous sa responsabilité", a-t-il ajouté, offrant ainsi une critique implicite des précédents ministres de l'Intérieur, notamment Bruno Retailleau.
Les experts en sécurité de France notent que la situation à Marseille, combiner un manque flagrant de policiers avec une croissance des crimes violents. Selon une étude récente du Le Monde, la ville fait face à des défis sécuritaires majeurs. Le dirigeant a souligné que "la sécurité des citoyens doit être une priorité, et des mesures concrètes doivent être prises rapidement".
Alors que la tension monte parmi les résidents, Benoît Payan invite les autorités nationales à prendre des mesures significatives pour éradiquer les problèmes d'insécurité croissants, et ainsi redonner aux Marseillais un sentiment de sécurité retrouvé.







