Le Sénat a affirmé, ce mercredi, ses réticences face à la création d’un droit à l’aide à mourir, marquant un coup dur pour la proposition de loi sur la fin de vie. Le texte a été largement affaibli après le rejet d'un article fondamental, selon les informations rapportées par l'Agence France Presse (AFP).
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L'article qui définissait les conditions d'accès à l'aide à mourir a été supprimé par 144 voix contre 123, rendant pratiquement inutile la poursuite des discussions sur cette réforme sociétale d'envergure au sein de ce hémicycle.
« Aujourd'hui, tout le texte manque de sens car la pierre angulaire de cette réforme a été écartée », a déploré un sénateur.
Cette décision soulève des questions sur l'avenir du débat autour de la fin de vie en France. La ministre de la Santé a réagi, déclarant qu'il est impératif de trouver un équilibre entre le respect de la vie et la souffrance des patients. Les opinions divergent, certains soutenant que la légalisation de l'aide à mourir pourrait générer des abus, tandis que d'autres affirment qu'elle pourrait soulager des souffrances inutiles.
Les débats autour de cette question délicate pourraient se poursuivre, alors que l'opinion publique semble évoluer vers une acceptation croissante de l'aide à mourir. Pour en savoir plus, consultez le site de l'Ouest-France.







