Sur les ondes de BFMTV le 26 février, Emmanuel Grégoire a mis en avant la position ambivalente de Rachida Dati sur un éventuel rapprochement au second tour avec la candidate Sarah Knafo. Il note que "Mme Dati change souvent de version, créant une forme d’ambiguïté vis-à-vis de l'extrême droite". Selon lui, sa concurrente tarde à clarifier sa position, ce qui pourrait avoir des répercussions sur le vote des Parisiens.
"Elle ne précise jamais sa position sur une éventuelle alliance. Si elle souhaite affirmer qu'elle ne s'alliera jamais avec Knafo, c'est crucial, mais il semblerait qu'elle se refuse à le faire clairement", a-t-il critiqué.
Emmanuel Grégoire considère également que Dati entretient une proximité douteuse avec des éléments d'extrême droite. "Sa liste inclut une candidate zemmouriste, illustrant l'effritement des frontières entre la droite et l'extrême droite", a-t-il ajouté sur X.
Le second tour sera "très serré"
Sur BFMTV/RMC, Dati a contre-attaqué en accusant Grégoire d'être l'incarnation d'un "racisme social" et d'appartenir à une "gauche de l’entre-soi", tout en critiquant une présumée alliance de la gauche avec des groupes radicaux. Cependant, Grégoire affirme que "la droite a failli à son engagement" historique de contrer l'extrême droite, en se laissant influencer par certains acteurs.
Selon un sondage Ifop, Emmanuel Grégoire pourrait devancer Rachida Dati lors du premier tour, mais l'écart reste étroit, invitant chaque candidat à mobiliser son électorat pour le second tour. "Ce qui est certain, c'est que la lutte sera serrée et cela incitera tous les candidats à convaincre les électeurs", a-t-il conclu sur BFMTV.







