Émilie Chantepie, mère de famille vivant à Urrugne au Pays basque, a vu sa vie basculer en septembre 2023. En pleine activité dans leur restaurant, Le Milesker, elle commence à ressentir de fortes migraines. Après diverses analyses et une IRM, le verdict tombe : un glioblastome de grade 4. Les professionnels de santé lui annoncent une espérance de vie de neuf à douze mois.
Pourtant, loin de se laisser abattre, Émilie transforme cette épreuve en force motrice. Elle se lance dans un projet humanitaire, souhaitant aider des populations démunies au Maroc, qui a toujours fasciné son cœur. "Je voulais faire quelque chose de fort, qui ait du sens", confie-t-elle.
Rallye Roses des Sables et solidarité
Initialement, elle envisage de participer au rallye humanitaire Roses des Sables, mais la dégradation de sa santé l'empêche de mener à bien cette aventure. Malgré une immense déception, elle crée l'association Cœur 2 Gazelles pour soutenir sa démarche. "L'idée est toujours de donner du sens à ce projet, ce n'est pas juste une évasion", souligne-t-elle.
En décembre dernier, elle réussit à récolter 580 kilos de vêtements, jouets et fournitures médicales, distribués avec sa famille dans des villages proches de Marrakech.

Sur place, elle est frappée par la réalité des familles vivant dans un dénuement total. "C'était un immense bonheur de distribuer ces dons, j'en avais besoin, cela donne un sens à ma vie!" déclare-t-elle, des larmes dans les yeux.
Nouveau voyage prévu en 2026
Cette expérience incroyable a renforcé son désir de retourner au Maroc pour construire une autonomie durable. Ses objectifs ? Équiper une école abandonnée, subvenir aux besoins alimentaires des habitants et apporter du matériel scolaire et des kits d'hygiène aux orphelinats. "Je ne pense qu'à donner tout ce que je peux à mes enfants, et remplir leur tête de souvenirs".
Près de 300 kilos de fournitures ont déjà été rassemblés pour un prochain convoi. Le 24 avril prochain, un grand vide-greniers sera organisé au complexe sportif de Socoa pour récolter davantage de dons. "Il y aura beaucoup à gagner, et surtout l'occasion d'étendre notre projet", conclut-elle avec détermination.
"Aujourd'hui, je n'ai plus peur de mourir. Je vais continuer à me battre jusqu'au bout, pour mes enfants et pour les autres."







