« C’est complètement choquant. Notre budget pour 2026 était déjà compromis, rappelle Annie Carraretto, coprésidente du Planning familial de Gironde. La non-reconduction d’une subvention de 160 000 euros par l’Agence régionale de santé (ARS) le 17 juin dernier « nous condamne », ajoutant qu’elle entraînera la disparition du Planning familial de Gironde.
« L’absence de cette subvention nous met en grande difficulté », a affirmé Annie Carraretto lors d'une récente conférence de presse. Il est particulièrement incompréhensible que l’ARS, après des discussions préalables promettant un équilibre budgétaire, ait décidé d’amputer 32 % des financements alors que les besoins d’accompagnement et de prévention sont en augmentation continue.
Absence de données statistiques
Le motif avancé par l’ARS est pour le moins surprenant : « Nos actions d’écoute et d’accueil, ainsi que nos initiatives de sensibilisation en milieu rural, ne produisent pas les résultats escomptés », déclare Annie. Cette décision est d’autant plus injuste qu’elle ignore le travail inestimable des équipes sur le terrain. Les professionnels de santé mettent en avant une augmentation constante des besoins en matière de prévention et d’aide.
Marie-Liesse Montes, également au sein de l'association, note que sans la subvention de l’ARS, il leur faudra supprimer quatre postes parmi les dix employés, dont plusieurs travaillent directement sur des préventions vitales. Il est regretable que la politique de prévention se concentre désormais sur des structures hospitalières, ce qui pourrait nuire au soutien apporté aux milieux ruraux.
La direction de l’ARS, contactée à ce sujet, a préféré rester muette, indiquant qu’aucune déclaration ne serait faite avant une réunion à venir avec la préfecture. Le Planning familial souligne la gravité de la situation en appelant les élus et les citoyens à se rassembler devant les locaux bordelais de l’ARS le 25 juin.







