« L’attente est difficile à vivre pour les salariés », confie Séverine Chaussat, représentant le comité social et économique de l’entreprise. En effet, le 1er juillet, Baillardran s’est à nouveau présentée devant le tribunal de commerce de Bordeaux, qui a décidé d'un renvoi de son jugement le 17 juin dernier.
Depuis deux mois, Will Distribution, la holding derrière cette maison renommée, est en redressement judiciaire. Avec encore 90 employés, la représentante du CSE raconte comment tous les candidats potentiels à la reprise se sont succédé. Actuellement, ils ne sont plus que quatre à espérer pérenniser la maison fondée par Philippe Baillardran, il y a près de 40 ans.
La marque Baillardran perdurera
À 71 ans, le fondateur a déjà « tourné la page », précisant qu’il avait décidé de céder l’entreprise bien avant le redressement. Lors de cette audience, il a assisté, aux côtés de son avocat Maître Clément Germain, à la présentation des offres, généralement à huis clos, en raison du secret des affaires.
Sans anticiper sur le jugement, une chose est sûre : la marque Baillardran continuera d’être un « fleuron » du cannelé bordelais. Les différents candidats à la reprise conviennent de l’importance de ce patrimoine à maintenir et de son « immense potentiel de développement », tant sur le plan national qu’international. Parmi eux, se trouvent des investisseurs et des acteurs du secteur agroalimentaire souhaitant redonner à cette maison son statut premium dans un marché très concurrentiel, tout en s'adaptant à une nouvelle consommation.
Cette époque nouvelle pourra cependant engendrer une réduction du nombre de points de vente et une diminution des effectifs, laissant les employés face à l’incertitude de leur avenir.







