Dans la nuit du Nouvel An à Bielefeld, deux adolescents âgés de 18 ans ont tragiquement perdu la vie en raison de l'utilisation imprudente d'engins pyrotechniques artisanaux. Selon un communiqué de la police, les jeunes ont déclenché des feux d'artifice qu'ils avaient fabriqués eux-mêmes, entraînant des blessures mortelles au visage.
Ce drame s'inscrit dans un contexte plus large d'accidents de feux d'artifice qui ont blessé plus de 30 personnes à Berlin, où certains individus ont subi des amputations. Angela Kijewski, porte-parole d'une clinique locale, a révélé que des blessures graves, notamment des brûlures et des lésions faciales, ont été enregistrées.
Les autorités ont précisé qu'aucun élément ne suggère l'intervention d'un tiers dans ces incidents. L'enquête, maintenant confiée au parquet, vise à déterminer les circonstances exactes de ces tragédies. Des experts en sécurité, comme le professeur Johann Schmidt, soulignent l'importance de la réglementation des feux d'artifice, notant que "la manipulation non encadrée de pyrotechnie peut mener à des conséquences fatales".
La nuit de la Saint-Sylvestre a également été marquée par des tensions à Berlin, où environ 400 personnes ont été brièvement interpellées. Au moins 24 policiers ont été blessés lors des émeutes qui ont éclaté en marge des célébrations, un indicateur alarmant de la montée de la violence pendant ces festivités. À Hambourg, dix membres des forces de l'ordre ont également été blessés.
Face à ces événements tragiques, des voix s'élèvent pour appeler à une réflexion sur l'usage des feux d'artifice, avec plusieurs pétitions en cours pour limiter leur vente au grand public. Comme le rappelle le quotidien Le Parisien, ces incidents posent la question de la sécurité publique durant les célébrations où les feux d'artifice sont omniprésents.







