Antoine Gatet, reconnu pour son engagement envers la protection de l'environnement en tant que président de France Nature Environnement, a récemment décliné la distinction de Chevalier de la Légion d'honneur. Cette décoration, proposée par la ministre de l'Écologie, Monique Barbut, pour souligner son travail acharné dans le domaine écologique, n’a pas manqué de faire réagir.
Selon Gatet, cette reconnaissance est avant tout personnelle, alors que son approche est collective. Il a déclaré : « C'est une distinction qui est personnelle et moi je travaille d'un point de vue collectif donc cela n'a pas beaucoup de sens ». Ce refus met en lumière une position critique vis-à-vis des réformes environnementales menées par le gouvernement. En effet, il précise : « On est dans un temps politique où les gouvernements successifs détricotent beaucoup le droit de l'environnement ».
Gatet évoque un « backlash politique » dans la réglementation écologique, qui rend difficile l'acceptation de récompenses officielles à un moment où de telles régulations sont mises en péril. Cette situation n’est pas isolée, d'autres acteurs de la société civile partagent son sentiment d'inquiétude face aux politiques actuelles. Une récente étude de Greenpeace a également souligné que de nombreux citoyens français ressentent une désillusion face à l'engagement de l'État en matière environnementale.
Dans ce contexte tendu, l’initiative de Gatet a suscité un vif intérêt et une large discussion parmi les militants écologistes. Ses camarades d’actions, ainsi que certains experts du domaine, ont salué ce geste comme un symbole fort de résistance face à des choix gouvernementaux qu'ils jugent contradictoires avec les besoins urgents de protection de la planète. En effet, l’heure est à une réflexion sérieuse sur la direction que prennent les politiques environnementales en France.







