Alex Pretti, un infirmier américain de 37 ans, a été tué par la police fédérale lors d'opérations anti-immigration à Minneapolis. Ce tragique événement fait écho à la mort de Renee Good, une autre Américaine du même âge, abattue à seulement deux kilomètres de là, il y a moins de trois semaines.
Donald Trump a rapidement imputé cette tragédie aux responsables démocrates, affirmant que la mort de ces deux citoyens américains était la conséquence d'un "chaos provoqué par les démocrates". Dans un post sur sa plateforme Truth Social, le président a déclaré : "Malheureusement, deux citoyens américains ont perdu la vie à cause de ce désordre."
Le président a souligné les différences entre les États dirigés par les républicains et ceux dirigés par les démocrates. Selon lui, dans les États républicains, les opérations de l'ICE se déroulent sans incidents, car il y a une meilleure coopération entre les forces de l'ordre locales et fédérales. Il a cité des États comme le Texas, la Floride et la Louisiane, où plus de 150 000 étrangers en situation illégale ont été arrêtés sans incidents majeurs.
Cette accusation d'un manque de collaboration entre les forces fédérales et locales dans les villes contrôlées par des démocrates est un argument récurrent dans le débat sur l'immigration. Trump a appelé les gouverneurs et maires démocrates à faire équipe avec son administration pour appliquer les lois. "C'est pourquoi je demande au gouverneur Walz, au maire Frey et à tous les responsables démocrates de coopérer à la mise en œuvre des lois au lieu d'attiser le feu de la division", a-t-il ajouté.
Des tensions croissantes dans le pays
La situation à Minneapolis a suscité des rassemblements de protestation dans plusieurs villes américaines, y compris New York, Los Angeles et San Francisco, où des manifestants ont exigé la fin des actions de l’ICE. Au milieu de ce climat tendu, le gouverneur démocrate du Minnesota, Tim Walz, a interrogé : "De quel côté voulez-vous être ?" Il a mis en lumière les conséquences des opérations fédérales sur les citoyens innocents, incitant à réfléchir sur le rôle de l'État face à ces violences.
Un appel à la réflexion de Barack Obama
Dans un communiqué poignant, l'ancien président Barack Obama a décrit la mort d'Alex Pretti comme une "tragédie déchirante". Il a exhorté la population à ne pas renforcer un système qu'ils désapprouvent, même s'ils ont voté pour l'administration actuelle. Obama a affirmé que ce qui se passe n'est pas seulement un débat politique, mais un débat moral. "Il revient à chaque citoyen de s'élever contre l'injustice et de défendre nos valeurs fondamentales."







