Le 27 janvier, à Minneapolis, la députée démocrate Ilhan Omar a été violemment agressée lors d'une réunion publique. Elle a été aspergée d'un liquide nauséabond par un individu armé d'une seringue, comme le rapportent plusieurs médias, dont The New York Times. L'auteur de cette attaque, Anthony J. Kazmierczak, 55 ans, a été rapidement maîtrisé par les services de sécurité et arrêté.

Ilhan Omar, première élue d'origine somalienne au Congrès américain depuis 2018, est souvent la cible des critiques du président Trump, qui n'hésite pas à émettre des propos incendiaires à son encontre. Juste avant cette agression, il avait de nouveau stigmatisé la députée lors d'un meeting, en déclarant :

“Les immigrés doivent montrer qu’ils peuvent aimer notre pays. Ils doivent être fiers, pas comme Ilhan Omar.”

D'après The Washington Post, Omar était en train de discuter des tensions récentes à Minneapolis, alors qu'elle exigeait des changements concernant la sécurité intérieure en appelant à l’abrogation de l’ICE. Ce discours a été interrompu par l'attaque, témoignant des tensions croissantes au sein de la communauté.

Malgré le choc, Omar a décidé de poursuivre son intervention, demandant un instant pour s'éponger, et affirmant : “Donnez-moi juste dix minutes. Je vous en supplie. Ne les laissez pas voler le spectacle.” En se tournant vers son public, elle a ajouté : “Nous sommes forts dans le Minnesota, et nous resterons résilients face à tout ce qu’ils pourraient nous jeter à la figure.”