Énergivores ! clame le MIT Technologie Review dans son édition de janvier-février. "Les centres de données dédiés à l’IA, particulièrement gourmands en électricité, connaissent une explosion de leur nombre. Les révolutions dans le domaine du nucléaire seront-elles suffisantes ?"

Ce bimensuel américain évoque ainsi deux des innovations marquantes qui pourraient façonner 2026. La première concerne les centres de données “hyperscales”, de véritables superordinateurs destinés à entraîner des grands modèles de langage à une échelle vertigineuse, dotés de puces spécialisées, de systèmes de refroidissement et d'alimentations spécifiques. Ces installations colossales, en cours de construction, pourraient consommer plus de 1 gigawatt d’électricité, figure équivalente à celle nécessaire pour alimenter des villes entières.

La seconde innovation mentionnée par le MIT est la prochaine génération de réacteurs nucléaires, conçus pour être plus petits, simples et abordables, utilisant des technologies comme les sels fondus ou les métaux liquides.

Les projections indiquent qu’au cours de la prochaine décennie, la demande mondiale en électricité pourrait augmenter de 40 %, principalement en raison du développement des véhicules électriques, de la climatisation et des centres de données, selon un autre article de la revue, écrit par une experte en questions climatiques. "Dans le pire scénario, cela pourrait engendrer une hausse des émissions de gaz à effet de serre et des températures, tout en intensifiant la demande en climatisation, entraînant un cycle néfaste."

Toutefois, l'impact de cette demande dépendra largement de l'origine de l’électricité produite. Malgré des avancées significatives dans l’énergie solaire et éolienne, qui ont dominé la production électrique au premier semestre 2025, le nucléaire devra également avoir son rôle à jouer. Cela souligne l'importance des nouveaux réacteurs, qui pourraient "permettre à l’énergie nucléaire de participer à la stabilité et à la flexibilité du réseau énergétique", selon le magazine.