À Bergerac, dans le département de la Dordogne, le lycée Maine de Biran fait face à une situation préoccupante. Cinq postes d'enseignants doivent être supprimés à la rentrée scolaire de 2026, une décision confirmée par le SNES-FSU, le syndicat national des enseignants. Face à cette annonce, les professeurs ont décidé d'un mouvement de grève reconductible, qui débutera le 23 février, juste après les vacances d'hiver.
Les vacances d'hiver à peine entamées, une grève est déjà annoncée pour le lendemain des congés. Les enseignants du lycée Maine de Biran s'organisent pour s'opposer à la suppression de cinq postes de professeurs l'an prochain, ce qui, selon le syndicat, représente une véritable saignée pour l'éducation dans cette région. Lors d'une assemblée générale le 5 février, les enseignants ont voté à l'unanimité pour cette mesure.
L'équivalent de quatre classes supprimées
En plus des postes abrogés, huit enseignants devront partager leur temps entre plusieurs établissements à partir de la rentrée. L'académie justifie ces suppressions par une baisse du nombre d'élèves. Cependant, le SNES-FSU dénonce cette excuse, affirmant : "La baisse démographique est un fait indéniable, mais elle ne justifie pas des coupes si radicales", comme l'a précisé Vincent Boudinet, le secrétaire du syndicat. Il estime que cela entraînera des classes plus chargées et moins de possibilités de suivi individualisé pour les élèves en difficulté.
Le lycée devrait enregistrer une perte d'environ une trentaine d'élèves. "Ces suppressions représentent l'équivalent de quatre classes, dont deux en seconde, une en première et une en terminale générales", ajoute-t-il. Les conséquences sur les conditions d'apprentissage des élèves sont une source de préoccupation : "Les dispositifs d'accompagnement pédagogiques risquent de disparaître, rendant l'enseignement plus difficile", avertit-il.
Une opportunité manquée
Boudinet évoque également une autre dimension : "La baisse du nombre d'élèves pourrait être vue comme une opportunité pour améliorer les effectifs dans les classes, mais cette chance est mal exploitée". Il s'inquiète également pour ses collègues qui seront affectés à d'autres établissements, ajoutant encore aux incertitudes de l'année scolaire à venir.
Pour discuter de ces problématiques, les représentants syndicaux ont obtenu une rencontre avec la Direction des services départementaux de l'Éducation nationale (DSDEN) programmée pour le 11 février. Les syndicats enseignants de Dordogne s'organisent également pour une éventuelle mobilisation à plus grande échelle, bien que rien ne soit encore décidé à ce stade.
Pour plus d'informations sur cette situation, consultez l'article complet sur France Bleu.







