Le mois de mai 2026 sera riche en jours fériés, mais leur influence sur les salaires varie considérablement.
Alors que le mois de mai approche, de nombreux salariés s'apprêtent à profiter de jours de congé, marqués par des dates comme le 1er mai, le 8 mai, l'Ascension et le lundi de Pentecôte. Toutefois, ces pauses n'ont pas toutes les mêmes implications sur la rémunération. Selon 20 Minutes, des facteurs tels que l'ancienneté, le statut de l'employé et les accords collectifs peuvent influencer le montant perçu sur la fiche de paie.
Le 1er mai se distingue dans le paysage légal. C'est le seul jour férié chômé obligatoire pour tous les employés, à l'exception de ceux intervenant dans des secteurs où l'activité ne peut être suspendue, tels que la santé ou le transport. Ce jour, lorsqu'il est non travaillé, doit être rémunéré sans condition d'ancienneté. En revanche, si un salarié est amené à travailler cette journée, sa rémunération doit être doublée, rappelle 20 Minutes.
Des règles variables pour les autres jours fériés
Concernant les autres jours fériés de mai, comme le 8 mai, le jeudi de l'Ascension et le lundi de Pentecôte, la situation est plus complexe. Leur reconnaissance en tant que jours chômés dépend souvent d'accords collectifs ou d'anciens usages au sein de l'entreprise. Ainsi, deux salariés absents le même jour peuvent recevoir des niveaux de salaire très différents.
La loi stipule que le maintien de la rémunération lors des jours fériés chômés (excepté le 1er mai) est réservé aux salariés ayant justifié de trois mois d'ancienneté. Par conséquent, les nouveaux employés risquent de voir leur salaire diminué si leur convention collective ne prévoit pas de dispositions plus favorables, explique le site Pureplayer. Les travailleurs à temps partiel peuvent aussi être affectés si le jour férié se situe un jour normalement non travaillé.
De plus, le fait de travailler un jour férié ne garantit pas de majoration de salaire. En dehors du 1er mai, aucune augmentation n'est imposée par la loi, tout dépend des conventions collectives ou accords internes.
Enfin, les « ponts » souvent associés aux jours fériés ne sont pas un droit en soi. L'employeur a toute latitude pour décider de leur octroi, de leur refus, ou de demander la récupération des heures non travaillées. Selon des sources, ces arrangements peuvent avoir des répercussions sur l'organisation du travail et potentiellement sur la rémunération durant cette période riche en jours fériés.







