Le détroit d'Ormuz, vital pour l'approvisionnement mondial en pétrole, doit rouvrir d'ici ce lundi. Donald Trump menace d'attaquer les infrastructures électriques iraniennes si cette réouverture n'est pas effectuée. Après 24 jours de conflit, le président américain a déclaré sur son réseau social qu'une offensive pourrait toucher « en premier lieu la plus grande centrale ! »
« Parfois, pour désescalader, il faut d'abord intensifier la tension », a commenté Scott Bessent, ministre des Finances, accentuant l'approche agressive de Washington. L'Iran a mis en garde que s'il était contraint de réagir, il fermerait totalement le détroit, point névralgique par lequel transitent environ 20 % des hydrocarbures mondiaux.
Selon la société d'analyse Kpler, le détroit est en grande partie soumis à un blocus depuis le début des hostilités, avec un effondrement de 95 % du transit maritime.
Israël se prépare à prolonger les combats
Alors que les opérations militaires américaines se poursuivent, Israël se prépare à intensifier les combats contre l'Iran et le Hezbollah, son ennemi juré. Le lieutenant-général Eyal Zamir a annoncé que l'armée israélienne prévoyait des « opérations terrestres ciblées » pour éloigner le Hezbollah de sa frontière.
Plusieurs infrastructures, y compris un pont stratégique dans le sud du Liban, ont été détruites par des frappes israéliennes, une action que le président libanais Joseph Aoun a qualifiée de « prélude à une invasion terrestre ».
L'inquiétude grandissante autour du nucléaire
Malgré les efforts d'Israël et des États-Unis pour affaiblir l'Iran, ce dernier continue de menacer et d'attaquer des cibles, la sécurité de ses installations nucléaires est devenue la priorité. Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur de l'OMS, a averti que la situation pourrait devenir « périlleuse », incitant toutes les parties à faire preuve de retenue.
Des frappes récemment menées, qui ont blessé plus d'une centaine de personnes en Israël, ont visé des zones proches de Dimona, le site secret de recherche nucléaire d'Israël. En réponse, l'Iran a affirmé riposter à des frappes « ennemies », intensifiant ainsi les tensions sur le terrain. Rafael Grossi, directeur de l'AIEA, appelle constamment à un maximum de retenue pour éviter toute escalade tragique.







