Dans un processus prévisible, Kim Jong-un a été réélu à la présidence de la Commission des affaires d'État, le pouvoir suprême de la République populaire démocratique de Corée (RPDC), comme l’a rapporté l'agence officielle KCNA. Cette réélection, survenue durant la première session de la 15e législature, a été confirmée le 23 mars.
Selon KCNA, « L'Assemblée populaire suprême de la RPDC a réélu le camarade Kim Jong Un président des affaires d'État de la République populaire démocratique de Corée lors de sa première session, première activité d'État de sa 15e législature. » La prise de décision souligne « la volonté et le désir unanimes de tout le peuple coréen ». Avec un taux de participation impressionnant de 99,9%, les 687 députés, dont 108 femmes, avaient été élus le 15 mars.
Fondée en 1948 par Kim Il-sung, grand-père de Kim Jong-un, la Corée du Nord est sous le joug de ce dernier depuis la mort de son père, Kim Jong-il, en 2011. Bien que l'« président éternel » soit Kim Il-sung — décédé en 1994 —, Kim Jong-un détient le pouvoir effectif en tant que président des affaires d'État et secrétaire général du Parti des travailleurs de Corée.
Amendements constitutionnels en perspective
Kim Jong-un s'entoure d'un cercle rapproché, incluant sa sœur Kim Yo-jong, récemment promue au Comité central du Parti. KCNA décrit l'hémicycle à Pyongyang comme étant « imprégné de la conscience politique extraordinaire et de l'enthousiasme révolutionnaire » des députés nouvellement élus.
Des images diffusées par KCNA montrent Kim en costume occidental, en position centrale, entouré de hauts fonctionnaires devant des statues géantes de son père et de son grand-père. Lors de cette réunion, Choe Son Hui a été reconduite au poste de ministre des affaires étrangères, tandis que Pak Thae Song reste au poste de Premier ministre.
Des experts en politique nord-coréenne estiment que cette session de l'assemblée pourrait examiner des amendements constitutionnels, notamment en définissant formellement les relations intercoréennes comme celles entre « deux États hostiles ». Cela pourrait avoir des répercussions importantes sur la dynamique régionale.







