C'est un événement exceptionnel pour le zoo de La Palmyre, qui, pour la première fois depuis 1980, célèbre la naissance de deux tigres de l'Amour, les petits mâles sont désormais visibles pour le plus grand plaisir des visiteurs. Les internautes ont jusqu'à dimanche soir pour participer au vote des prénoms parmi quatre options proposées.
Ces adorables tigreaux, issus de la majestueuse espèce autrefois désignée comme tigres de Sibérie, ont fait leur apparition fin décembre 2025. Le zoo, situé dans le département de la Charente-Maritime, a pris l'initiative d'un programme de conservation en accueillant un nouveau couple de tigres de l'Amour l'année précédente, ayant réaménagé leur enclos pour leur offrir un cadre propice à la reproduction. « Cette double naissance est la première au parc depuis 1980 », a souligné la direction du zoo, ravi de cette « gestation de 102 jours ».
Premières aventures en extérieur
Les petites créatures bénéficient d'une attention toute particulière de la part de l'équipe animalière, qui utilise des caméras de surveillance pour assurer un suivi discret et garantir le bien-être des tigres. Les jeunes ont déjà été identifiés par puce électronique et ont reçu leurs vaccinations nécessaires.
A l'âge de trois mois, les tigreaux ont fait leur première sortie dans l'enclos principal. Désormais, ils évoluent chaque jour aux côtés de leurs parents. À travers les réseaux sociaux, la direction du zoo invite le public à voter pour les prénoms de ces adorables tigres. Les choix s'articulent autour des noms suivants : Khutu, Yomo, Zakhar ou Sangha. Les résultats du vote seront dévoilés le lundi 30 mars.
Le tigre de l'Amour est considéré comme l'un des plus grands prédateurs terrestres, arrivant en troisième position après l'ours kodiak et l'ours polaire. Bien que ces majestueux félins puissent dépasser les 300 kilos, ils se heurtent à une situation de conservation alarmante : leur habitat originel a diminué à seulement 7 % et la population globale est estimée à moins de 4 500 individus, dont à peine 350 à 450 vivent encore à l'état sauvage. Cette situation interpelle de nombreux experts comme ceux des réserves naturelles, qui soulignent l'urgence d'une action collective pour protéger cette espèce en danger.







