Près de 300 000 retraités verront leur situation changer grâce à une décision récente du gouvernement : ils ne seront plus soumis à la hausse de la Contribution Sociale Générale (CSG) de 1,7 point, mise en place en janvier 2018. Ce correctif, plus large que prévu, a été annoncé lors d'une interview du Premier ministre sur France Inter.
Un geste élargi pour plus de retraités
Initialement, la mesure de compensation avait été limitée à 100 000 personnes, visant uniquement les retraités dont le revenu fiscal de référence était légèrement au-dessus du seuil fixé (14 404€ pour une personne seule et 22 051€ pour un couple). Le Premier ministre Édouard Philippe a déclaré qu'en raison d'une question technique, certains couples avaient été injustement augmentés, même si leurs revenus individuels tombaient sous le seuil.
Des ajustements nécessaires
Pour remédier à cela, il a été décidé que pour être soumis à l'augmentation de la CSG, un retraité devra désormais dépasser le seuil pendant deux années consécutives. Cela a pour objectif d'exonérer les retraités dont les revenus varient légèrement d'une année à l'autre. Ce changement représente un effort fiscal conséquent de 350 millions d'euros pour les finances publiques, comme l'a souligné Édouard Philippe dans son annonce.
Enjeux de pouvoir d'achat pour les retraités
Malgré ces annonces, près de 60 % des retraités, soit environ 7,5 millions de personnes, sont concernés par la hausse de la CSG. Le gouvernement espère que la suppression de la taxe d'habitation pour 80 % des Français compensera partiellement la perte de revenu. Cependant, cette suppression, prévue sur trois ans, se heurte à la réalité d'une augmentation de la CSG déjà en vigueur, mariée à une augmentation des pensions limitée à 0,3 % face à une inflation croissante.
Les retraités se questionnent également sur la réintroduction de la demi-part pour les veuves, abolie en 2008, mais le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, a confirmé qu'il n'y aura pas de retour à cette mesure. La situation est donc délicate pour les retraités, qui font face à de nombreux défis concernant leur pouvoir d'achat.







