Lors d'une récente intervention au "Davos d'été", le Premier ministre chinois, Li Qiang, a requis un encadrement rigoureux de l'intelligence artificielle (IA). À Dalian, devant des décideurs et des spécialistes, il a partagé ses inquiétudes concernant les dangers d'une gestion laxiste. "Le rythme des avancées technologiques est d'une rapidité sans précédent... Toutefois, nous ne devons pas ignorer les risques que ces technologies représentent, notamment la perte de contrôle et les dérives éthiques", a-t-il déclaré.
"Les conséquences d'un manque de surveillance pourraient être gravissimes".
Les préoccupations entourant l'IA ne cessent de croître. Les impacts potentiels sur l'emploi, la possibilité d'échapper à la supervision humaine, ainsi que les menaces de cyberattaques sont de plus en plus évoqués. La Chine avait déjà appelé les États-Unis, le mois dernier, à s'associer pour établir des garde-fous concernant cette technologie, comme l'exploite Le Monde.
Entre bénéfices et dangers
D'après Li Qiang, bien que l'IA promette des avancées substantielles dans des domaines cruciaux comme la santé et l'éducation, il est impératif de naviguer ces eaux avec prudence. Mirek Dusek, responsable du Forum économique mondial, partage cet avis en soulignant l'importance d'une application concrète des innovations technologiques pour l'économie réelle.
Une Chine "refuge"
En réponse au climat économique incertain, aggravé par des tensions géopolitiques et des crises énergétiques, Li Qiang a présenté l'économie chinoise comme un "refuge". Sa dynamique serait une source de certitude dans un monde en proie à des turbulences, et malgré des prévisions de croissance qui s'élèvent seulement à 4,5 à 5% d'ici 2026, la résilience du pays a été mise en valeur. Le Figaro évoque également ce besoin de plusieurs acteurs mondiaux de collaborer afin de sortir de cette adversité.
Alors que les rivalités avec les États-Unis s'intensifient, la nécessité d'une régulation efficace de l'IA s'affirme de plus en plus comme un enjeu majeur. Cela pourrait bien déterminer l'avenir de la compétition technologique entre les deux nations, un point de vue soutenu par des experts tels que Graham Allison de la Harvard Kennedy School, qui fait référence au "piège de Thucydide" pour expliquer cette tension naissante.







