Ce vendredi, lors de la visite à Paris du roi Hamad ben Issa al-Khalifa, la France a scellé un accord de coopération militaire avec Bahreïn. Cet accord, annoncé par l'Élysée, revêt une importance stratégique dans la région du Golfe.
"Cet accord formalise une collaboration sur les équipements militaires, la formation, et l'échange d'informations stratégiques," a précisé la présidence française, ajoutant qu'il pourrait également promouvoir de nouvelles opportunités industrielles dans le secteur de la défense.
Emmanuel Macron et le roi de Bahreïn ont également discuté des "investissements croisés" entre leurs deux pays. Selon des sources proches du président français, le fonds souverain mumtalakat de Bahreïn pourrait jouer un rôle significatif lors de l'événement "Choose France" à Versailles, prévu pour le printemps prochain, qui vise à attirer les investissements étrangers vers la France.
Des annonces d'investissement a priori prometteuses pourraient émerger lors de cette rencontre, reprenant l'élan de l'année précédente qui avait généré près de 41 milliards d'euros en promesses d'investissements, réparties sur 53 projets.
La finance, un secteur clé au Bahreïn
Avec un PIB estimé à 44 milliards de dollars pour 2025 et une population d'un peu moins de 1,5 million d'habitants, l'économie du Bahreïn se distingue par sa diversification. Bien que le pétrole et le gaz représentent encore 60% des recettes publiques, le pays a su faire émerger un secteur financier robuste, qui contribue à plus de 17% du PIB.
Le Bahreïn est également un acteur majeur de l'industrie de l'aluminium et développe activement son secteur touristique, représentant environ 7% de son PIB. Cependant, sa dette publique reste une source d'inquiétude, dépassant 120% du PIB, ce qui implique une dépendance vis-à-vis de partenaires régionaux comme l'Arabie Saoudite et les Émirats Arabes Unis.







