Le 14 février, le ministère américain de la Sécurité intérieure (DHS) a plongé dans une phase de paralysie budgétaire, conséquence d'un "shutdown" partiel difficile à résoudre, aggravé par un profond désaccord entre démocrates et républicains sur les pratiques entourant la police de l'immigration (ICE).
Ce nouvel impasse signifie que des milliers de fonctionnaires vont se retrouver sans salaire, tandis que d'autres, jugés "essentiels", continueront à travailler. Néanmoins, leur rémunération sera suspendue jusqu'à ce qu'un accord budgétaire soit atteint.
Des agences clés, telles que la FEMA, responsable de l'aide après des catastrophes, et la TSA, chargée de la sécurité aéroportuaire, sont particulièrement touchées. La TSA a d'ores et déjà alerté que ce shutdown pourrait engendrer des carences de personnel, entraînant ainsi retards et annulations de vols.
Plus de 95 % des employés de la TSA sont considérés comme essentiels. Leur absence va probabiliser le chaos aéroportuaire, similaire à celui survenu lors de la première paralysie budgétaire de 2025, qui avait laissé planer des annulations massives. De nombreux travailleurs, forcés de chercher d'autres sources de revenu, pourraient multiplier le taux d'absentéisme, ce qui aggraverait encore la situation.
Les grandes compagnies aériennes américaines, par l'entremise de l'Association du transport aérien, ont déjà fait appel au Congrès pour souligner l'impact de cette situation sur le transport aérien et l'économie nationale, en particulier avec l'arrivée imminente des vacances de printemps. Selon l'expert en aviation Jean-Pierre Lannoy, "la continuité des opérations aéroportuaires est essentielle pour le secteur, et chaque jour de paralysie pourrait coûter des millions".
Les discussions au Congrès se poursuivent, mais les désaccords restent fermes. La pression s'intensifie alors que le monde du transport aérien retient son souffle.







