Le rapport rendu public le 22 juin met en exergue les ruptures au sein du système judiciaire, qui a dans ce cas permis au suspect, Jérôme Barella, d'échapper à des poursuites adéquates. Ce rapport se penche aussi sur le cas de Rosa, qui avait déjà, avant le décès de Lyhanna, accusé Barella d'une "cinquantaine" de viols.
Bien que le parquet de Toulouse ait pris des mesures initiales jugées "adaptées", il a manqué de suivi, se déchargeant de la responsabilité vers le parquet d'Auch sans mettre en place de mécanismes de suivi, comme l'indique BFM TV.
Le rapport souligne également que les gendarmes ont été prompts à enquêter au début de l'affaire, mais le traitement de la plainte a été entravé par un manque de communication efficace. Un élément clé a été la transmission de la plainte qui a pris 32 jours entre Toulouse et Auch, un délai jugé excessif. La mission d'inspection a remarqué qu'une transmission électronique aurait pu réduire ce retard et prévenir des pertes de temps critiques.
Un aller-retour inutile
Un autre aspect préoccupant est le retour de l'affaire à Toulouse, initié par le substitut du procureur au début de 2026, indiquant une coordination défaillante entre les juridictions. Le rapport suggère que la gestion des plaintes et l'enquête n'ont pas priorisé l’urgence de la situation, ce qui a mis en péril la sécurité de Rosa et d'autres potentiels jeunes victimes.
Absence de soutien pour Rosa
Aucun dispositif d'accompagnement n'a été proposé ni à Rosa ni à sa mère durant cette période critique. Il est déplorable qu'elles n'aient pas été informées des évolutions de l'enquête, les forçant à se tourner vers les autorités elles-mêmes pour obtenir des nouvelles. Selon des experts, cette situation met en lumière les failles dans l'accompagnement des victimes qui requièrent une attention urgente.
Les gendarmes ont repris l’affaire pour une nouvelle audition de la mère de Rosa, créant une situation qui soulève des questions sur la gestion des enquêtes concernant les mineurs. Cette série d’événements souligne une nécessité d'amélioration des pratiques policières et judiciaires pour protéger les victimes efficacement.







