Du lundi 22 juin au jeudi 25 juin, une mère et son fils seront jugés aux assises de Charente-Maritime pour le meurtre de Djemal Benkradidja, survenu le 3 octobre 2016 à Saujon, près de Royan. Ce procès est particulièrement marquant, car presque une décennie s'est écoulée depuis les faits.
Le corps de Djemal Benkradidja, âgé de 50 ans, a été découvert dans un fossé, avec des marques de strangulation. Quelque peu marginal, ce dernier avait un casier judiciaire chargé et était connu pour ses problèmes liés aux stupéfiants. Selon les premières enquêtes, la mère de la victime ainsi que son fils ont été arrêtés le 17 janvier 2017. La mère a admis avoir participé à l’acte et s’est retrouvée directement incarcérée, tandis que le fils était sous contrôle judiciaire.
Un drame sur fond de stups et de violences
Les circonstances du meurtre soulèvent de nombreuses interrogations. Ce jour-là, son fils aurait trouvé son père en flagrant délit de violence envers sa mère. Après que ce dernier ait porté main à une nouvelle attaque, la maman aurait décidé de réagir de manière tragique. Le couple, originaire de l'est de la France, avait depuis des années un foyer tumultueux, marqué par des disputes fréquentes et des tensions causées par la consommation de drogues.
Un témoin a rapporté que, suite à une convocation de la gendarmerie concernant les stupéfiants de Djemal, un nouvel accès de violence aurait conduit à l’acte fatal. Les deux accusés risquent une peine de réclusion criminelle à perpétuité. Cette affaire rappelle des drames similaires en France, où des contextes familiaux complexes peuvent mener aux pires extrémités. Selon l'analyse d'un sociologue local, « Les violences domestiques sont souvent des phénomènes en cascade, où chaque acte engendre une réaction démesurée », ce qui semble correspondre à ce tragique épisode.







