Olivier Goupil, ancien commissaire de police, a été désigné pour occuper le poste de "coordonnateur de sûreté" au Louvre à partir du 13 juillet. Ce poste, créé suite aux événements tragiques d'octobre dernier, vise à renforcer les mesures de sécurité du célèbre musée parisien.
Le cambriolage des joyaux de la Couronne le 19 octobre a mis en lumière des dysfonctionnements dans la gestion de la sécurité au sein du musée. Le ministère de la Culture a alors exigé des réformes, y compris la nomination d'un responsable de la sécurité pour éviter de futures pertes d'informations et améliorer la collaboration entre les différentes directions, comme l'a rapporté France Info.
Olivier Goupil, fort de ses cinq années d'expérience à la RATP, où il a joué un rôle clé dans la mise en place d'un nouveau centre de sûreté, sera directement rattaché à la présidence du musée. Il supervisera l'exécution d'un schéma directeur de sûreté, intégrant notamment l'installation de caméras paramétriques autour du musée. "Je suis honoré de rejoindre le Louvre et d'appliquer mon expertise dans un contexte culturel aussi riche," a-t-il déclaré dans un communiqué du musée.
Mise en place de caméras paramétriques
Un investissement de 85,8 millions d'euros est prévu pour la période 2025-2032, comme l'a souligné Christophe Leribault, le président du Louvre, lors d'une récente audition au Sénat. "Nous mettons tout en œuvre pour assurer la sécurité de nos œuvres," a-t-il affirmé. La création de cette fonction est une réponse directe aux attentes croissantes en matière de sécurité dans les musées, face aux défis modernes.
Auparavant, Olivier Goupil avait la responsabilité de 130 agents à la RATP. Il a coordonné la sécurité pour des événements majeurs tels que la Coupe du Monde de rugby et les Jeux Olympiques, ce qui témoigne de sa capacité à gérer des situations complexes.
Les efforts de sécurité au Louvre sont désormais d'une importance capitale, et les mesures mises en place visent à garantir non seulement la protection des collections, mais aussi la confiance du public, qui a été ébranlée par l'incident d'octobre dernier.







