Le 51e congrès de la CFDT se déroule à Bordeaux du lundi au vendredi, cherchant à redynamiser ses revendications à l'approche des élections présidentielles. Marylise Léon, 49 ans, devrait être reconduite à son poste, mais l'augmentation des cotisations, visant une hausse de 0,75% à 0,95% du salaire, pose problème.
Certaines voix au sein du syndicat, notamment parmi les adhérents au SMIC, estiment que la hausse des cotisations représente une charge supplémentaire, bien que pour d'autres, notamment dans la direction, elle soit perçue comme un moyen d'attirer de nouveaux membres. Dans ce contexte, les craintes d'un éventuel afflux d'adhérents risquant de subir cette augmentation sont palpables.
Un enjeu financier et politique
Bernard Vivier, directeur à l'Institut Supérieur du Travail, souligne les marges de progression possibles pour la CFDT, surtout parmi les cadres, qui ne représentent que 16% des effectifs du syndicat. Une augmentation des cotisations pourrait renforcer la capacité d'action de la CFDT face à un potentiel recul économique sous un gouvernement du Rassemblement National, qu'il qualifie de "scénario à ne pas négliger".
“Les organisations syndicales, en cas d'arrivée du Rassemblement National, souffriraient financièrement, mais cela ne serait pas catastrophique” – Bernard Vivier.
La CFDT, avec la CGT, se démarque en s'opposant fermement à l'extrême droite.
L'initiative pour une sécurité sociale climatique
Un des points forts du congrès concerne la proposition de créer une sixième branche de la Sécurité sociale, axée sur les "conditions de vie et la transition écologique". Marylise Léon défend cette idée en affirmant que c'est un devoir de la Sécu d'élargir sa couverture à des enjeux sociétaux, notamment climatiques, face à l'inaction des assureurs.
Des questions comme l'abaissement de l'âge de vote à 16 ans, et l'engagement des ressortissants étrangers dans les élections locales seront également examinées, tout comme la mise en place d'un plafond de rémunération pour encadrer les salaires exorbitants.
Cependant, le sujet des retraites ne sera pas débattu, bien que les revendications du syndicat se dirigent vers le maintien d'un système basé sur la répartition et l'égalité des droits. Marylise Léon évoque cette absence de débat comme le signe d'une confiance en l'organisation, permettant de se concentrer sur d'autres enjeux cruciaux.







