Une requête judiciaire a placé Begoña Gómez, épouse du Premier ministre espagnol Pedro Sánchez, dans une situation délicate. Un tribunal de Madrid a décidé d'interdire à Mme Gómez de quitter le pays, alors que des accusations de corruption la visent.
Le juge Juan Carlos Peinado a ordonné à Begoña Gómez de remettre son passeport et de se présenter aux autorités tous les quinze jours. Selon 20 Minutes, cette décision a été motivée par la nécessité de garantir que Mme Gómez respecte l'interdiction de déplacement. Cette affaire judiciaire, qui a captivé l'attention des médias, pourrait avoir des conséquences politiques importantes pour le gouvernement de Sánchez.
Détournement et malversations
En avril dernier, la femme du Premier ministre a été formellement inculpée pour plusieurs délits, y compris le détournement de fonds et la corruption, toutes liées à la gestion d’une chaire à l'Université Complutense de Madrid. Les enquêteurs cherchent à établir si elle a abusé de sa position pour favoriser des intérêts personnels. Ces accusations ont été qualifiées de tentatives de déstabilisation politique par l'équipe de Sánchez, qui défend son honorabilité et celle de sa famille.
Réactions politiques
Cette décision du tribunal a également provoqué des réactions vives au sein du Parti socialiste. Félix Bolaños, ministre de la Justice, a exprimé son désaccord sur X, qualifiant ce jour de "jour épouvantable pour la justice" en Espagne. Des membres du parti socialiste ont critiqué l'intensité de la mesure, qualifiant les restrictions de "disproportionnées".
En réaction à la situation, le juge Peinado a affirmé que la protection policière dont bénéficie Begoña Gómez ne garantit pas qu'elle ne pourrait pas fuir, ce qui a alimenté les tensions entourant son cas. Le Premier ministre, quant à lui, a suspendu brièvement ses activités pour traiter la crise familiale et politique.
Perspectives d'avenir
Les allégations portées contre Begoña Gómez s'inscrivent dans un contexte plus large, alors que plusieurs anciens responsables politiques sont également touchés par des enquêtes pour corruption. D'autres procès sont attendus, impliquant des figures de proue du Parti socialiste, comme l’ancien Premier ministre Jose Luis Rodriguez Zapatero, qui a récemment été inculpé de trafic d’influence.
Pour Pedro Sánchez, l’échéance électorale de 2027 est de plus en plus incertaine, alors qu'il doit conserver le soutien de l'électorat face à des accusations qui pourraient entacher son héritage politique.







