Une fusillade survenue dans un lycée aux Philippines a coûté la vie à trois adolescents. Selon les autorités, les deux tireurs, âgés de 15 et 14 ans, avaient soigneusement planifié leur acte, influencés par des harcèlements et des contenus en ligne. Cette tragédie a eu lieu à Tacloban, plongeant la communauté dans un profond choc.
Le mobile de cette attaque reste à préciser, bien que la police évoque le harcèlement comme l'un des facteurs potentiels. Des réseaux sociaux et des contenus en ligne pourraient également avoir joué un rôle dans cette affaire. Au cours de l'incident, 15 élèves ont été blessés, un d'entre eux se trouvant dans un état critique. Une porte-parole de la police de Tacloban a déclaré que le blessé se battait pour sa vie après avoir été touché par une balle.
Les deux adolescents, maintenant en garde à vue, ont semble-t-il passé plus d'une heure cachés dans les toilettes avant de passer à l'acte. "Tous les éléments du dossier indiquent qu'il s'agissait d'un acte prémédité", a affirmé le porte-parole de la police nationale Allen Rae Co au cours d'une conférence de presse.
Le harcèlement à l'école est mis en avant, comme le confirment les premiers témoignages recueillis par les enquêteurs. De plus, il est possible qu'un groupe en ligne ait contribué à influencer l'adolescent de 14 ans. D'après les premières investigations, il aurait été exposé à des contenus violents sur Internet.
Le pistolet utilisé dans la fusillade appartenait à la tante de l'un des adolescents, une policière désormais suspendue. Les deux jeunes ont été décrits comme des élèves ordinaires, tandis que leurs enseignants affirment n'avoir jamais soupçonné d'accident un tel comportement. Eric Capoy, responsable régional de la police, a indiqué que l'adolescent avait déjà utilisé des armes à feu dans un stand de tir, bien qu'il ne soit pas particulièrement expérimenté.
Cette fusillade soulève d'importantes questions sur la sécurité dans les établissements scolaires et l'impact que peuvent avoir le harcèlement et les jeux vidéo violents. Un jeu particulièrement populaire, Gorebox, a été identifié comme une potentielle source d'influence pour les jeunes. En réponse à cet événement tragique, le centre de cybercriminalité des Philippines a décrété une interdiction temporaire de ce jeu pour permettre une enquête approfondie.
Le secrétaire à l'Éducation, Sonny Angara, a exprimé sa préoccupation après avoir visité les victimes. De nombreux élèves et enseignants restent traumatisés par cet incident, et beaucoup ne se sentent pas prêts à en parler. Le ministre a promis des mesures pour renforcer la sécurité scolaire et mieux lutter contre le harcèlement.







